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Julie Myre-Bisaillon
Julie Myre-Bisaillon
Parmi les mesures difficiles annoncées par le premier ministre du Québec, le milieu de l’éducation a eu droit à une bonne nouvelle : les enfants du préscolaire-primaire retourneront à l’école comme prévu, le 11 janvier.
Parmi les mesures difficiles annoncées par le premier ministre du Québec, le milieu de l’éducation a eu droit à une bonne nouvelle : les enfants du préscolaire-primaire retourneront à l’école comme prévu, le 11 janvier.

Les grandes espérances, pis le hockey

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Chronique / Tout d’abord, bonne année à toutes et à tous, aux parents, aux enseignantes et aux enseignants et aux enfants, surtout. 

Parmi les mesures difficiles annoncées par le premier ministre du Québec, le milieu de l’éducation a eu droit à une bonne nouvelle : les enfants du préscolaire-primaire retourneront à l’école comme prévu, le 11 janvier. La rentrée « physique » des élèves du secondaire est repoussée d’une semaine. 

Mais plusieurs questions demeurent encore. Qu’adviendra-t-il de ce dernier bout de chemin? On devra attendre vendredi pour plus de précisions. 

Ce sera difficile. On est mal pris. 

Alors, on va se retrousser les manches. Et espérons que le ministre de l’Éducation est prêt. 

Quelques idées comme ça pour la famille, au détour d’une chronique qui aurait voulu aborder plein d’autres choses qu’une école en temps de pandémie, mais pandémie oblige : 

-Le noyau familial sera très important. On devra aimer nos enfants comme jamais, maintenir le lien affectif le plus sainement possible tout en poussant dans le cul de nos ados pour qu’ils allument leurs caméras. 

-La routine : se lever, se laver, s’habiller, allumer son écran, fermer son écran, aller jouer dehors, maintenir des activités familiales de plaisir. 

-Faire notre possible. Faire de notre mieux. 

Mes grandes espérances

Espérer que le ministre de l’Éducation donnera du lousse aux enseignantes et aux enseignants pour une évaluation globale de l’année, peut-être même sous forme de réussite ou d’échec. Espérer que les écoles puissent accueillir en présence, à temps plein, les ados les plus vulnérables et ceux n’ayant pas accès à des outils technologiques. Espérer que l’été de nos enfants ne sera pas trop amputé. Espérer (vraiment) que notre rapport à la réussite se traduira collectivement différemment pour les années à venir. Espérer que les arts et l’activité physique ne seront pas laissés de côté pour faire place à des savoirs qu’on pourrait croire plus essentiels. Espérer que la profession sera rapidement plus valorisée et qu’elle pourra attirer davantage de candidats dans les prochaines années, continuer d’espérer de meilleures conditions de travail dans nos écoles. Espérer un financement supplémentaire pour les organismes communautaires qui pourraient accompagner les familles plus vulnérables. 

Si le premier ministre a vécu d’espoir pendant les Fêtes, on peut aussi espérer un meilleur avenir pour nos écoles. Continuer d’espérer.

En entrevue à la radio cette semaine, j’ai évoqué l’idée de diminuer les ratios des classes pour les prochaines années (idéalement pour toujours, mais il faut commencer quelque part). Diminuer les ratios (pour vrai) permettrait de mieux accompagner les élèves dans le chemin qu’il y aura à parcourir après la pandémie (je préfère parler de chemin à parcourir que de retards à rattraper), d’offrir de meilleures conditions d’intégration dans la profession et de meilleures conditions de travail en général pour les enseignantes et les enseignants qui sont actuellement au front. 

Oui, je sais, il y a pénurie d’enseignants. 

Oui, je sais, il y a pénurie de locaux. 

Comment se fait-il qu’un Québec si fou de ses enfants en soit rendu là?

Espérer un meilleur avenir pour nos école (Bis). Me semble que ça fait longtemps qu’on en parle. 

Le hockey

On aura du hockey. C’est rassembleur le hockey. À défaut de patiner pis de se passer la puck dehors ensemble on pourrait collectivement se donner rendez-vous devant les matchs du Canadiens de Montréal. Comme pour le Bye Bye. On jase…

Pis se souhaiter une Coupe Stanley. 

On pourrait aussi se rappeler le temps où le hockey était gratuit, le samedi soir, à Radio-Canada. Laisser les enfants s’endormir sur nos genoux. 

Julie


P.S. :  J’ai senti dernièrement le virus s’approcher plus près de ma famille. La classe de mon enfant fille 2 a été confinée parce qu’il y avait un cas positif dans sa classe, alors qu’au même moment, on déplaçait mon enfant-fille-adulte-en-devenir 1 dans un autre appartement parce que ses colocataires étaient positives. Ça m’a fait prendre conscience, encore plus, que ce n’est plus tant une question de « j’aimerais ça que mes enfants aillent à l’école », mais une question de santé publique pour vrai. Ce serait quand même catastrophique de devoir choisir qui aura droit ou non à des soins. Comme c’est actuellement le cas, pas si loin d’ici.