La ministre Mélanie Joly s'adresse aux Franco-Ontariens.

Les Franco-Ontariens peuvent compter sur l’appui de notre gouvernement

OPINION / Le jeudi 15 novembre restera marqué dans la mémoire des Franco-Ontariens, des francophones et francophiles canadiens. Une journée sombre, alors que le gouvernement conservateur de l’Ontario a annoncé qu’il coupait dans les services aux francophones. Terminé, le projet d’Université de l’Ontario français. Fini, le Commissariat aux services en français.

Si j’écris aujourd’hui, c’est parce qu’en tant qu’élus, en tant que ministre responsable des Langues officielles dans mon cas, il est de notre devoir de prendre la parole lorsque la situation l’exige. C’est le cas ici. Les gestes posés envers la communauté franco-ontarienne sont lourds de sens. Ils sont inacceptables.

Pendant que nous travaillons à moderniser la loi canadienne sur les langues officielles pour renforcer les droits des francophones à travers le pays, l’Ontario se débarrasse du rôle du commissaire aux services en français, qui veille à ce que les droits des citoyens de l’Ontario et les obligations du gouvernement et des organismes gouvernementaux soient respectés selon la Loi sur les services en français. C’est un recul par rapport aux droits et services acquis par la communauté en Ontario. Une communauté francophone forte, mobilisée, déterminée, qui ne s’est jamais laissée faire. Une communauté qui peut compter sur l’appui de notre gouvernement

La province de l’Ontario s’est au fil des ans démarquée comme un chef de fil au sein de la francophonie. Depuis l’arrivée des Conservateurs, c’est un désengagement pur et simple que l’on constate. Le gouvernement Ford n’est pas allé au Sommet de la Francophonie, et maintenant il effectue des compressions qui réduiront les droits et services des Franco-Ontariens.

Pourtant, le français et l’avancement de la dualité linguistique dans notre pays représentent un avantage économique et culturel énorme pour tous les Canadiens. Il nous permet aussi de tisser des liens culturels et diplomatiques importants avec plus de 274 millions de citoyens à travers le monde qui parlent le français et qui partagent ce patrimoine. C’est un atout dont nous devons être fiers et que nous devons chérir, renforcer et protéger.

Dans ce débat, les conservateurs brillent par leur absence, eux qui ont multiplié les coupes au cours de leur mandat, en mettant notamment la hache dans le Programme de contestation judiciaire. Vont-ils enfin se lever et soutenir ouvertement les droits des communautés de langue officielle en situation minoritaire ?

Les citoyens de l’Ontario et tous les Canadiennes et les Canadiens pourront toujours compter sur notre gouvernement pour défendre leurs droits et promouvoir l’utilisation de nos deux langues officielles. Un engagement illustré par un geste important : le dévoilement plus tôt cette année de notre Plan d’action pour les langues officielles, qui représente le plus important investissement fédéral en langues officielles de notre histoire, soit 2,7G$.

Nous devons aux citoyens la certitude que leurs droits linguistiques seront entendus et respectés.

Sur ce sujet, il n’y a pas place à l’ambivalence. J’invite tous les élus, provinciaux et fédéraux, à affirmer publiquement leur engagement en ce sens.

Celui de notre gouvernement est clair.

Ce texte a été écrit par la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly.