Pierre Craig, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Les entraves au travail des médias

À Saint-Lambert, à Candiac, à Québec, à Mont-Saint-Pierre, à Saguenay, on a entravé le travail des journalistes. Avons-nous les moyens d'être tenus dans l'ignorance de ce que font nos élus avec notre argent? En avons-nous assez des «Monsieur 3%»? Si nous répondons oui, nous devons, par tous les moyens, aider les journalistes à faire leur travail. Parce que sans les journalistes, la commission Charbonneau n'existerait pas et la commission Gomery, avant elle, n'aurait jamais eu lieu.
De très nombreux maires et conseillers des villes du Québec ont comme valeur première de servir leurs concitoyens. Pensons à la mairesse de Lac-Mégantic. Mais, dans beaucoup d'autres, des élus n'ont rien compris au caractère démocratique de leur fonction et se comportent comme les patrons d'une entreprise privée. Selon certains, les journalistes n'ont pas à se mêler de leurs affaires. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec lance aujourd'hui un appel pressant aux mairesses et maires du Québec, à la première ministre Pauline Marois, au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, au chef de l'opposition Philippe Couillard, au chef de la seconde opposition François Legault et à la porte-parole de Québec Solidaire, Françoise David.
Au nom de tout ce que nous considérons collectivement comme sacré, prenez tous les moyens, y compris législatifs, pour permettre aux journalistes du Québec de jouer leur rôle: celui de sentinelles de la démocratie.