Le plus récent rapport du Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, présente une avancée pour les Franco-Ontariens tant sur le plan politique que juridique.

Le récent rapport Boileau marque une étape

Le septième rapport du Commissaire aux services en français de l'Ontario présente une avancée pour les Franco-Ontariens tant sur le plan politique que juridique.
Sur le plan politique, ce rapport est le premier d'un Commissariat « indépendant » qui n'est plus sous la tutelle d'un ministre mais qui répond désormais à l'Assemblée législative.
Par le passé, les rapports énonçaient des problématiques qui touchaient les Franco-Ontariens. Ils faisaient le point sur l'état des dossiers francophones et éveillaient les acteurs politiques et la société franco-ontarienne à plusieurs problématiques émergentes. Dans sa plus récente version, il traite par exemple de la nécessité de créer un comité permanent des affaires francophones à Queen's Park. Si les Franco-Ontariens y parviennent, ceci sera un autre coup de maître alors que la réalité franco-ontarienne serait exposée régulièrement aux parlementaires et facilitera la présentation de points de vue et de mémoires.
Plus complexes
L'une des caractéristiques du dernier rapport est la complexité des dossiers francophones à l'étude et des recommandations proposées.
Il y a 30 ans de cela, les francophones demandaient des services administratifs du gouvernement, de la réceptionniste en passant par la traduction de documents. Par la suite, ils ont dû compléter le parachèvement des conseils scolaires, développer la santé en français, développer des programmes spécialisés dans la petite enfance, obtenir des prix en culture dont le prestigieux prix Trillium.
Ceci démontre leur évolution, leurs gains et leur désir de progresser en Ontario.
Les Franco-Ontariens prennent leur place et nous devons encourager nos représentants politiques à Queen's Park à continuer à travailler fort pour assurer la meilleure prestation de services gouvernementaux en français et leur inscription dans la législation.
Un meilleur suivi ?
Dans les prochains rapports, il serait important d'avoir un tableau des recommandations du Commissariat avec un suivi de l'état du dossier.
Comme la société ontarienne est en constante évolution, les dossiers francophones le sont aussi et mieux vaut y voir par une compréhension des enjeux et des démarches entreprises.
Sur le plan juridique, le rapport confirme l'importance de la reconnaissance des droits des francophones. Ces derniers doivent continuer à exiger que les services et leurs droits soient inscrits dans la législation ontarienne.
Lorsque l'on établit les budgets provinciaux ou qu'il y a des modifications à des initiatives gouvernementales, les francophones ont la capacité d'invoquer une obligation législative dans la prestation de services en français.
Ultimement, les francophones doivent travailler pour l'enchâssement de leurs droits constitutionnels. Lorsque les temps seront durs pour ces derniers sur le plan politique ou législatif, il y aura toujours une mesure de protection juridique permettant de conserver au minimum les acquis.