Will Amos, député de Pontiac

Le fédéral et les infrastructures

OPINION / Les infrastructures sont les fondations de nos collectivités. La qualité des infrastructures d’une région est un indice de sa vitalité socioéconomique. Les infrastructures font de nos petites collectivités des endroits où il fait bon vivre, travailler et élever une famille. C’est donc une bonne nouvelle que le gouvernement fédéral a annoncée cette semaine: il augmentera son pourcentage de contribution financière aux projets d’infrastructures rurales à 60 %.

Les Canadiennes et Canadiens savent que notre gouvernement investit des sommes historiques dans les infrastructures communautaires, en collaboration avec nos partenaires provinciaux, territoriaux et municipaux qui, historiquement, ont supporté le fardeau des investissements dans ce secteur, et ce sans un soutien stable de la part du fédéral. Demandez simplement à n’importe quel maire à quel point c’est difficile pour un gouvernement municipal de payer une part significative du financement des projets d’infrastructure d’eau, d’internet, des ponts, ou des bibliothèques. Contrairement aux centres urbains qui ont une grande population, les collectivités rurales, ayant un accès limité aux revenus fonciers, n’ont pas les capitaux d’investissements nécessaires pour être à la table avec les autres ordres de gouvernement dans d’importants projets d’infrastructure.

En tant que député de Pontiac, qui comprend 40 petites municipalités, c’est mon devoir d’assurer que nos voix rurales sont écoutées au sujet du financement fédéral des infrastructures. Nous avons été clairement entendus lorsque le gouvernement a annoncé que pour les petites collectivités de 5000 personnes ou moins, il augmentera son pourcentage de contribution financière de 50 % à 60 %. Nous continuerons de demander aux provinces de contribuer à au moins 33 % du coût des projets, ce qui signifie que les petites collectivités n’auront qu’à contribuer un maximum de 7 %.

En réduisant la contribution financière requise des petites collectivités, nous réduisons la pression sur leur budget limité et nous les aidons à allouer leurs ressources à de services dont les résidents ont besoin chaque jour, comme le déneigement et la réparation des routes. Cette décision aidera également les collectivités dans le Pontiac à bâtir plus d’infrastructures qu’il n’aurait été possible de le faire sous la précédente formule de financement et à assurer que toutes les municipalités qu’importe la population bénéficient du plan d’investissements historiques en infrastructure de notre gouvernement.

Je suis résolu à continuer de travailler pour l’amélioration des infrastructures locales en suivant les priorités définies par les élus municipaux. D’ailleurs, nous sommes dans le processus d’annoncer des investissements importants dans l’infrastructure numérique, une priorité dans plusieurs de nos communautés. À l’aide de ces investissements, nous pouvons nous assurer que l’Outaouais demeure un des meilleurs endroits au pays ou vivre. Bref, en politique, il n’y a rien de tel que la formule parfaite, mais quand ça vient à l’infrastructure, nous faisons certainement des améliorations importantes.

Will Amos, député de Pontiac