Gaza sous les frappes.

Le Canada et la paix au Proche Orient

Harper nourrit le conflit
Harper nourrit le conflit
Ce qui est regrettable dans l'appui inconditionnel de Stephen Harper aux agissements de l'État d'Israël, c'est qu'il contribue au maintien et au développement de conflits au Proche-Orient et, par là, un peu partout dans le monde. En effet, à l'impossibilité de faire avancer les pourparlers qui mèneraient à la création d'un état palestinien, à l'empiétement continu de colonies juives sur le territoire palestinien et au contrôle qu'exerce Israël sur tout ce qui entre et sort des terres palestiniennes, voilà que vient s'ajouter le massacre de ceux qui osent résister à cet état des choses, en employant des moyens fort disproportionnés. Appuyer sans réserve ces façons de faire c'est contribuer au maintien d'un état de fait qui ne peut qu'être désastreux.
Gilles Marleau,
Orléans
Les médias et la paix
Mes parents cachaient une famille juive dans leur grenier à Bruxelles pendant la guerre. Des voisins belges les ont dénoncés. Si nous n'avions pas eu les cheveux blonds et les yeux bleus admirés par Hitler, nous aurions tous fini à Auschwitz. Pourquoi cette haine envers les Juifs? Pourquoi, aujourd'hui, tant de parti pris en faveur du Hamas de la part des médias occidentaux? Tous les jours, ils donnent le nombre d'enfants palestiniens tués, alors que c'est le Hamas qui refuse toutes les demandes de trêve et qui utilise ses enfants comme bouclier humain lors des ripostes d'Israël à ses tirs de roquette.
Les deux peuples méritent la paix, et il faudra arriver à la création de deux états distincts, avec Jérusalem en territoire sous statut international. En attisant les braises, les médias retardent cette échéance. Pierre Jury titrait son éditorial du 29 juillet «Le Canada ne facilite pas la paix», mais je le compléterais par «les médias non plus»!
Roland Madou,
Ottawa
Sophismes anti-Israël
L'éditorial «Le Canada ne facilite pas la paix» (LeDroit, 29 juillet) ne fait que répéter les sophismes que nous entendons souvent de la part du Parti libéral, de la gauche et du parti anti-Israël.
L'éditorialiste Pierre Jury répète les arguments qui voudraient nous faire croire soit que la vérité n'existe pas ou qu'elle est également partagée entre le bien et le mal. Il est déplorable de faire croire que le Canada a abandonné un rôle d'arbitre impartial qu'il a joué seulement dans les fantasmes de la gauche libérale. Il n'en offre par ailleurs aucun exemple. C'est bien faible comme procédé intellectuel parce que complètement erroné.
M. Jury reconnaît, avec difficulté évidente, un certain droit à Israël de se défendre mais gare à lui s'il s'en prévaut! Cependant, bon nombre de Canadiens sont fiers de la position du premier ministre qui ne tombe pas, lui, dans l'analphabétisme moral. Il sait, du moins dans ce cas, reconnaître le vrai du faux, le bien du mal.
Par ailleurs, M. Jury attribue la cause du conflit au Proche-Orient à la création de l'État d'Israël en 1948. La cause, c'est le refus d'alors de la partie des Arabes, qui perdure toujours chez le Hamas et ailleurs, de la coexistence pacifique de deux états, un juif, un palestinien, en cette terre que les Britanniques ont remis à 80% aux voisins arabes, 10% aux Palestiniens, laissant un maigre 10% pour le nouvel état juif... Mais c'était encore trop pour les Arabes qui ont alors et depuis mené une guerre d'extermination contre Israël. L'éditorialiste a honteusement choisi ce camp perfide. Moi, non!
Daniel Bellemare,
Ottawa