Philippe Couillard, premier ministre du Québec.

L'austérité, une catastrophe pour l'Outaouais

Au cours des derniers mois, pas une semaine ne passe sans que le gouvernement libéral annonce de nouvelles compressions ou de nouvelles hausses de tarifs. Après maintes promesses que les compressions ne toucheraient que la bureaucratie et serviraient à améliorer les services, l'équipe Couillard force les administrations des écoles, des hôpitaux, des municipalités et des organismes communautaires à réduire des services importants et essentiels pour la population.
Comme sous d'autres gouvernements, libéraux comme péquistes, les femmes, les personnes vulnérables et les plus démunis feront les frais de l'austérité budgétaire.
Un exemple frappant de la logique absurde de l'austérité est le récent débat sur le budget de la Ville de Gatineau. Le conseil municipal, faisant face à une réduction imprévue et injustifiée de son budget, a été pris dans un faux dilemme entre l'entretien des infrastructures existantes et les investissements dans des projets d'avenir. Le cégep de l'Outaouais et l'UQO devront aussi choisir quels programmes couper plutôt que d'en créer de nouveaux. Même le projet de faculté de médecine, qui faisait pourtant consensus lors de la récente campagne électorale, est pris dans ce climat d'incertitude.
Pourtant, il y a des solutions pour éviter inégalités, injustices et détresse.
Ainsi, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation propose des solutions pour dégager une marge de manoeuvre de 10 milliards$ et sortir de la logique pernicieuse de l'austérité (www.nonauxhausses.org). D'abord, simplement imposer les entreprises au même niveau que le plus bas taux des particuliers (15%) permettrait de dégager 1,2 milliard$. Puis, rétablir la taxe sur le capital des institutions financières (banques, compagnies d'assurance,etc.) ajouterait 600 millions$ aux coffres de l'État. Et cesser de payer plus cher qu'ailleurs nos médicaments nous ferait économiser au moins 1 milliard$.
Toutes les compressions budgétaires libérales empêchent l'Outaouais de rattraper le reste du Québec, notamment en santé et en éducation.
En fait, elles servent à maintenir les privilèges des grandes entreprises financières, pharmaceutiques, minières et autres qui dominent l'économie québécoise. Ce sont des politiques au service des riches et des puissants, du 1% de la population au détriment du 99% de la population, incluant la classe moyenne.