Au contraire, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario est heureuse du budget libéral déposé lundi.

L'AFO encouragée par le budget provincial

Au nom de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, je suis très surpris et comprends mal l'interprétation de mes propos qui a été faite dans l'article publié en page16 de votre édition du 15 juillet, intitulé «Les francophones oubliés par le budget, selon Vaillancourt».
Cet article ne reflète en rien la réaction de l'AFO face au budget provincial 2014.
Comme nous l'avions indiqué dans notre communiqué de presse en date du 1ermai 2014, puis répété dans notre communiqué de presse du 14 juillet 2014, l'Assemblée est au contraire plutôt satisfaite et encouragée des mesures annoncées dans le document budgétaire, dans lequel plusieurs enjeux importants pour la francophonie ontarienne ont été identifiés.
L'éducation postsecondaire, le 400e anniversaire de présence française en Ontario, le programme de formation linguistique gratuit pour les nouveaux arrivants ou encore les investissements dans le Cercle de feu qui bénéficieront aux Franco-Ontariens du nord de la province sont autant d'annonces encourageantes pour l'Ontario français.
Si en 2013, la francophonie avait été complètement oubliée des discussions budgétaires, ce n'est pas le cas cette fois-ci et nous en sommes satisfaits.
Il n'en demeure pas moins que nous resterons vigilants sur la concrétisation des annonces faites par le gouvernement de Mme Wynne, puisque nous n'avons pas encore tous les détails du plan d'action proposé, ni de chiffres concrets. Nous restons également attentifs à la situation du Collège d'Alfred en l'absence d'un plan et de fonds clairement identifiés dans ce budget. L'Assemblée reste toutefois confiante que le gouvernement provincial saura tenir compte des besoins et répondre aux attentes des Franco-Ontariens.
En tant qu'organisme rassembleur et voix politique des 611500 Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens, l'Assemblée s'assurera que les enjeux franco-ontariens fassent toujours partie des priorités du gouvernement dans un contexte de responsabilité fiscale. Même si nous comprenons la situation économique de la province, nous savons également que les investissements pour la communauté francophone rapportent souvent plus qu'ils ne coûtent.
Nous allons donc poursuivre notre collaboration avec le gouvernement, qui a fait preuve jusqu'ici d'une bonne ouverture envers notre communauté, afin de lui faire connaître les préoccupations de la communauté franco-ontarienne.