La vérité sur le papier de nos journaux

En réaction à la lettre d’opinion «Moi, tueuse d’arbres...» de Mme Martine Lacroix parue le 16 mars

Tout comme Mme Lacroix de Montréal, j’aime les journaux en papier, mais je ne me considère pas pour autant comme un «tueur d’arbres».

Dans le but de soulager sa conscience ainsi que celle de beaucoup d’autres citadins qui, eux, ont choisi l’approche numérique, pour contribuer à la sauvegarde de notre planète, sachez que depuis plus de 30 ans, il ne se coupe plus d’arbres au Québec pour faire du papier.

En effet, le papier de nos journaux est fait à partir de résidus de l’industrie du sciage ou de parties d’arbres qui ne trouvent pas preneur lors de la récolte, lesquels seraient autrement enfouis ou laissés sur le parterre de coupe où, en pourrissant, ils réémettraient dans l’atmosphère tout le CO2 capturé durant leur vie.

Chaque arbre est une petite usine fournie gratuitement par la nature pour capter le CO2.

Imaginez si, pour chaque arbre récolté, on s’assurait qu’il en repousse deux et qu’en plus, on en stockait une partie dans les murs d’une maison (2x4) au lieu de le laisser retourner tout son carbone dans l’atmosphère, en pourrissant. Récolter un arbre mature n’est pas un acte contre nature, en autant que c’est bien fait.

Marc Gilbert, ingénieur forestier Sacré-Cœur