Denise Bombardier a entrepris d’aller à la rencontre de francophones hors Québec, cet été, afin de préparer le tournage d’un documentaire sur la francophonie canadienne qui répondra à la question : existe-t-il une vitalité francophone à l’extérieur du Québec ?

La francophonie selon Denise Bombardier

OPINION / Denise Bombardier a entrepris d’aller à la rencontre de francophones hors Québec, cet été, afin de préparer le tournage d’un documentaire sur la francophonie canadienne qui répondra à la question : existe-t-il une vitalité francophone à l’extérieur du Québec ? Comme si la question devait être tranchée... par Denise Bombardier.

Rappelons-nous que la francophonie, notamment du Manitoba, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, attendait Mme Bombardier de pied ferme au lendemain de la diffusion de l’émission télévisée Tout le monde en parle du 21 octobre 2018, à laquelle elle a déclaré que toutes les communautés francophones hors Québec sont à peu près disparues.

Lors de quelques apparitions médiatiques dans les mois qui ont suivi, Denise Bombardier défendait toujours ses propos, allant jusqu’à déclarer que le Canada ne compte aucune université francophone à l’ouest de l’Ontario, omettant ainsi l’existence de l’Université de Saint-Boniface au Manitoba. Ouf ! Quelles bourdes.

Effectuer les recherches qui s’imposent avant d’aller déblatérer sur les tribunes donne de la crédibilité aux propos. 

À ce sujet, je ne croyais pas Mme Bombardier insouciante. 

Comment cette femme si calée en francophonie et apparemment érudite ne connaissait pas mieux le Centre de la francophonie des Amériques, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, la Société nationale de l’Acadie ou encore nos universités francophones ? 

« À force d’avancer en se regardant le nombril, on finit par se prendre un mur en pleine figure », comme le dit l’expression. 

La principale intéressée sera de toute évidence la première bénéficiaire de son propre documentaire.

Justement, revenons audit documentaire et à la question à laquelle il voudra répondre : existe-t-il une vitalité francophone à l’extérieur du Québec ? 

Pour ce qui est de la réponse, c’est clairement oui, et ce, avant même l’exercice qu’entreprend Denise Bombardier. 

Pour ce qui est du documentaire, j’espère qu’il sera le fruit d’un effort vrai, qu’il sera représentatif de la réalité et que Tout le monde en parle aura l’amabilité de prêter sa case horaire privilégiée et sa cote d’écoute pour en permettre la diffusion.

Ultimement, je souhaite que l’auditoire-cible de ce documentaire soit le Québec, car ce sont les Québécois qui ont le plus besoin de voir ceci. 

Denise Bombardier n’est malheureusement pas la seule à mal connaître la francophonie du Canada. 

Les Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Manitobains et les membres des autres communautés savent bien que la vitalité francophone hors Québec existe, car celle-ci vibrait avant même l’existence du Québec. 

Si ce documentaire est uniquement diffusé en Acadie, ainsi qu’en Ontario et au Manitoba français, hélas ce ne sera qu’un beau feu d’artifice, que nous applaudirons, bien entendu.

La visite de Denise Bombardier en Acadie a eu lieu récemment. 

J’espère qu’elle sera de retour le 15 août, pour prendre un véritable bain-tourbillon de vitalité francophone hors Québec. 

Sur ce, bonne fête nationale de l’Acadie !

Cette lettre a été écrite par Guy Lanteigne, de Gatineau.