Les consultations qui ont mené au vote de mercredi ont été houleuses.

Jim Watson doit démissionner

Au maire d’Ottawa Jim Watson,

Les francophones de Vanier vous ont à plusieurs reprises fait confiance et se fient à vous afin de défendre leurs intérêts au sein de la Ville d’Ottawa.

Dans l’affaire du gigantesque refuge de l’Armée du Salut, vous vous êtes servi de l’outil de Mike Harris, soit la fusion de Vanier à la Ville d’Ottawa, afin de nous enfoncer le clou.

Votre dauphin Mathieu Fleury, que vous venez de mettre sous la roue, n’y pouvait rien car sa voix ne compte pas plus que celles des conseillers anglophones d’Osgoode, de West Carleton et de Barrhaven qui n’ont pas bronché avant d’enterrer la communauté francophone de Vanier.

Quand l’Armée du Salut vous a proposé, en catimini, leur projet de 350 lits pour hommes au plein cœur de Vanier sur son artère principale, la rue Montréal, n’y a-t-il rien dans votre tête qui vous a interpellé à veiller aux meilleurs intérêts de la communauté minoritaire francophone de Vanier?

Pourtant, c’est vous qui avez dédié, suite aux quartiers chinois, italien et gai, un secteur aux francophones à Ottawa : le quartier Vanier.

On pourrait imaginer un quartier où la vie se veut resplendissante. Pensons restaurants, théâtre, centre culturel et services aux entreprises en français, plutôt qu’une rue bourrée de bureaux de prêts sur gages, de comptoirs de marijuana et de salons de massage, ainsi que de bâtiments et de vitrines vides. Les francophones de Cumberland et d’Orléans, ainsi que les touristes canadiens et étrangers, s’inviteraient à fêter et à prendre un verre chez nous pendant la Saint-Jean Baptiste, disons chez l’bon Drew Dobson. Mais bon ce n’est pas la vision Watson ça !

C’est comme si vous aviez l’intention d’associer Vanier avec l’endroit où habitent les francophones, pour ensuite faire de Vanier le bidonville d’Ottawa, pour que les gens en fassent le raisonnement que les francophones ne méritent de vivre qu’à l’endroit le plus sombre et triste qui soit à Ottawa.

Vous n’avez rien compris des principes de l’arrêt Lalonde c. Ontario où il est prévu que la minorité francophone doit être protégée. Tout est maintenant à risque pour ceux qui désirent vivre au sein de leur communauté francophone à Ottawa. Vous devez être tellement fier d’avoir livré le coup de grâce à Vanier, fort de l’appui des conseillers francophones au comité de la planification, où ce projet aurait pu être éteint dans l’œuf n’eut été l’appui indéfectible des Stephen Blais et Jean Cloutier.

Pour avoir fait preuve de mépris à l’encontre de la communauté francophone de Vanier, vous ne lui devez rien de moins que votre démission.

Michel Chartrand, Vanier