Depuis plus de 50 ans, on parle de résoudre le conflit israélo-palestinien par la création de deux États indépendants, l’un arabe et l’autre juif, vivant côte à côte en toute sécurité.

Israël-Palestine : y a-t-il une solution?

OPINION / Depuis plus de 50 ans, on parle de résoudre le conflit israélo-palestinien par la création de deux États indépendants, l’un arabe et l’autre juif, vivant côte à côte en toute sécurité.

Deux États pour deux peuples. Rien de plus simple, n’est-ce pas?

Cette formule, c’est la politique officielle du Canada, des États-Unis et de l’Europe.

L’ancien secrétaire générale de l’ONU, Ban Ki Moon, a déclaré «qu’il n’y a pas d’autre solution». Même le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le premier ministre d’Israel, Benyamin Netanyahu, se disent d’accord sur le principe.

Et pourtant cela ne s’est jamais produit depuis 50 ans.

Qu’elles se soient faites avec Arafat ou Abbas, Begin ou Netanyahu, les négociations perdurent indéfiniment.

Et pendant ce temps, Israël continue à construire des colonies dans les parties occupées de la Cisjordanie et à exproprier et à détruire des logements de Palestiniens à Jérusalem. Les Palestiniens résistent comme ils le peuvent souvent avec violence. Et des « guerres » intermittentes éclatent régulièrement entre Israël et les Palestiniens bloqués à Gaza, faisant des centaines de morts et beaucoup plus de blessés, surtout chez les Palestiniens.

Pourquoi n’y a-t-il pas encore de solution après tant d’années, tant de discussions, et tant de souffrances?

Peter Larson, qui a fait plusieurs séjours d’études en Israël, expliquera pourquoi les négociations n’ont jamais abouti. Selon lui, la formule des deux États laisse de côté des éléments clés du conflit. Pour cette raison, si jamais les États-Unis imposaient une entente sur cette base, elle serait rejetée par une large majorité des populations israéliennes et palestiniennes et le conflit continuerait de plus belle.

M. Larson reste cependant prudemment optimiste. Et il y aurait une solution possible, selon lui : elle passerait plutôt par un compromis politique qui respecterait les droits et l’égalité de chacun. En revanche, la solution actuellement proposée, celle de créer deux très petits pays sur la base de leur ethnicité, l’un qui serait riche et l’autre pauvre, est une formule qui ne peut qu’éterniser le conflit.

Peter Larson prononcera une conférence mercredi le 17 octobre à la salle Jean-Desprez, à 19 h 30, dans le cadre des Grandes conférences de l’Outaouais de la Société Gatineau Monde.