Hommage à William Assad

OPINION / J’ai appris le décès de M. William Assad par le journal Le Droit, le 8 avril 2019.

À titre de président fondateur de Centre hospitalier de Gatineau (1976-1983) — l’appellation de cet édifice à l’époque —, je me permets de parler d’une homme chaleureux, charismatique, éloquent et impressionnant.

À cette époque, nous, les membres du conseil d’administration provisoire de ce centre, préparions les étapes afin d’embaucher un directeur général, de préparer les plans pour la construction (333 lits, budget de 43 millions $) l’élaboration de toutes les politiques à l’ouverture, l’organisation et le fonctionnement et la pérennité de ce nouvel équipement dans l’Outaouais.

Souvenons-nous que plus de 40 000 personnes de la région avaient signé la pétition reliée à la construction de ce nouveau centre.

Armé d’une compréhension des besoins de la clientèle et d’une connaissance du monde des affaires, William Assad a été un des piliers de l’érection de ce nouvel édifice.

Lorsqu’un conflit s’annonçait, M. Assad, avec sa légendaire douceur et son expérience, arrivait à calmer le conflit, sinon à le résoudre. Toujours son sourire couvrait son visage alors qu’il était à l’écoute d’une autre personne. Il était assez perspicace lors de ses conversations avec les citoyens pour en arriver à présenter l’autre face d’une décision, d’un projet, d’une rencontre. Remarquez qu’il n’était pas le seul qui possédait tant de qualités. Je me compte chanceux d’avoir pu travailler, bénévolement, sept années durant, avec des gens tel que M. Assad.

Comme président, j’ai adoré travailler avec cet homme brillant ayant une culture générale et reliée aussi à sa famille libanaise. J’ai aimé cet homme et je conserverai son image longtemps dans ma mémoire. Je sais que les autres membres vivants et qui ont siégé à ce conseil approuveraient mon témoignage.

Au revoir William.

Robert Moreau,

Président fondateur,

Centre hospitalier de Gatineau