Est-il temps pour un changement à Chelsea?

Une vague de construction immobilière et de litiges balaie la municipalité de Chelsea, une vague que ses résidents n'avaient pas vu venir. J'imagine qu'il s'agit d'un phénomène qui touche nombre de petites communautés. Ils s'attendaient à ce qu'on construise un énorme système d'égouts et d'aqueducs inspiré d'une consultation des résidents. Toutefois, ce projet sera retardé en raison d'une plainte d'un promoteur auprès du Directeur général des élections du Québec. Quant au soutien des gouvernements fédéral et provincial, il n'aurait pas été vraiment obtenu. La collaboration à Chelsea tire sérieusement de la patte derrière la priorité de tous: l'argent. Et les litiges occupent une place prépondérante. En 2014: la Boucanerie Chelsea, un commerce fort populaire, a échoué en raison d'un contentieux entre ses nouveaux et anciens propriétaires. Les promoteurs de Chelsea Creek, Mark Shank et compagnie, ont formulé une plainte auprès du DGEQ. Les Meredith, une famille avec de profondes racines à Chelsea, maintenant devenus promoteurs, ont poursuivi la municipalité en raison de l'expropriation de leur terrain pour y construire une usine de traitement des eaux usées. Anne Gazeley, ancienne candidate à la mairie, est en litige avec le ministère de l'Environnement. Il y en a peut-être d'autres. Des menaces de poursuites pèsent sur la municipalité en raison de sa violation de la protection de la rive au lac Meech. Et Chelsea tente de récupérer les frais de réparation du Centre Meredith et de sa resurfaceuse Zamboni de 190000$. Cela n'inclut pas les mises en demeure envoyées par la mairie et les promoteurs à des médias et des particuliers. Que doivent penser les contribuables face à cette triste situation? Le temps serait-il venu pour nous d'oublier les contentieux et de mettre l'accent sur la coopération?