Des manifestants pour l'environnement à Londres, lundi

Ensemble, faisons la différence

POINT DE VUE / Aujourd’hui, je vous écris parce que notre avenir est en jeu : la planète est malade et nous devons en prendre soin. Nous devons en parler et nous devons agir. Je vous écris aussi parce que j’ai peur qu’un jour, l’être humain ne puisse plus exister, qu’il devienne une espèce en voie d’extinction!

Ça me dérange beaucoup que des gens pensent que ça se réglera seul. C’est le contraire : ça ne se règle pas, ça se détériore. On bat des records avec les dégâts qu’on cause et on ne peut pas en être fiers. Signer une pétition c’est bien, mais ce qui changera le monde, c’est d’agir. On doit employer les grands moyens et travailler en équipe pour maintenant et pour le futur.

Il y a des façons d’améliorer ce qui se passe. Par exemple, les voitures font partie de ce qui pollue beaucoup. Pas seulement à cause des gaz, mais aussi à cause de la fabrication des autos, la fabrication de l’essence, etc. Un moyen de diminuer les dégâts que ça provoque est de faire du covoiturage ou de prendre l’autobus. Ça ferait moins de véhicules sur la route.

Voici un autre exemple. On peut faire des potagers à la maison. Ceux qui n’ont pas de cours peuvent en faire sur leur balcon ou sur un toit plat. On peut aussi s’informer pour avoir accès à un fermier de familles. Il y a plein de solutions. Nous devons essayer le plus possible d’acheter des aliments sans pesticides qui nuisent aux insectes pollinisateurs. Sans eux, on ne peut pas survivre : on n’aurait plus de légumes, plus de fruits, etc. Le travail d’équipe se fait également avec la nature.

Ce que je veux dire, c’est qu’il y a plein de façons de poser des actions pour diminuer la pollution. Pas besoin de tout faire : on commence par des petits gestes et c’est un début.

Les grands ont le pouvoir d’agir, mais ça concerne aussi les enfants. Tous les jours, je vois les gens remplir les poubelles, je vois des déchets par terre et je m’inquiète : à quoi la planète va ressembler plus tard? Dans quoi allons-nous vivre? Notre air, qu’est-ce qu’on en fait? Un jour, c’est nous qui allons être grands et qui voudrons le meilleur pour nos enfants. Nous ne voudrons pas juste régler les problèmes laissés par les autres générations.

Pour toutes ces raisons qui me tiennent à cœur et parce que je veux agir, je vais participer le 22 avril à l’encerclement de l’Assemblée nationale à Québec. Ensemble, on peut faire la différence.