Des ormes de Thomas pour remplacer les saules

C'est avec une certaine amertume et tristesse que les membres du Club des ornithologues de l'Outaouais (COO) suivent toute cette histoire reliée à l'abattage de deux saules sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais, au parc Jacques-Cartier du secteur Hull, afin d'y tenir une activité de prestige, soit les Grands Feux du Casino du Lac-Leamy.
Pour votre information, les membres du COO ont déjà recommandé, il y a maintenant plus de 20 ans dans le cadre d'une rencontre préalable à la tenue des Grands Feux du Casino au parc écologique du lac Leamy, rencontre à laquelle j'avais participé en compagnie de Rolland Fuoco (alors vice-président du COO), la tenue de cet événement au parc Jacques-Cartier. La rencontre avait eu lieu, si ma mémoire ne me fait pas défaut, dans une salle à l'étage supérieur du poste de police de l'ex-Ville de Hull, boulevard de la Carrière. Les autorités responsables de l'organisation (Claude Hamelin et les gens de l'ex-Ville de Hull) avaient décidé de ne pas retenir notre suggestion. Il est intéressant aujourd'hui de constater les prises de décision et les discussions au sujet de deux arbres situés à l'arrière du Musée de l'histoire. Si on nous avait écoutés et suivi notre suggestion à ce moment-là, nous n'en serions pas là aujourd'hui.
Loin d'approuver les actions entreprises par la Commission de la capitale nationale (CCN) relativement à l'abattage de ces deux arbres (nous comprenons que la CCN serait responsable de l'abattage d'un des deux arbres, tandis que les autorités québécoises seraient responsables de l'abattage du second, si jamais cette malencontreuse recommandation est suivie), les membres du COO souhaitent faire part aux autorités de la CCN que nous prendrons livraison prochainement de quelques très jeunes ormes de Thomas. Le soin nécessaire et le travail réalisé pour obtenir le fruit d'un labeur bien méritoire est l'oeuvre de l'un de nos membres qui a pris soin de cueillir et faire gerner les graines.
Notre intention serait de procéder à la plantation de deux ou trois jeunes arbres dans le parc Jacques-Cartier. Bien sûr, ces jeunes arbres n'ont pas la prétention de servir à titre de compensation pour l'abattage de deux énormes arbres de plus de 20 ans d'âge. Nous parlons ici de jeunes pousses d'à peine 30 à 50cm de hauteur. Nous croyons que l'habitat naturel qu'offre actuellement le parc Jacques-Cartier répond adéquatement aux exigences de cette espèce. Si l'offre est jugée assez intéressante par votre direction, nous serions disposer à planifier ensemble un endroit sécuritaire puisque cette espèce peut vivre de 175 à 300 ans. Il faudrait bien sûr s'assurer d'un endroit sécuritaire pour que ces arbres puissent en toute quiétude profiter aux futurs utilisateurs des lieux.
Nous espérons que vous considérerez cette très humble contribution et nos quelques commentaires à l'encontre de l'abattage de ces deux saules.