La Maison de la Francophonie sera inaugurée cette semaine.
La Maison de la Francophonie sera inaugurée cette semaine.

Bienvenue à la Maison de la Francophonie

OPINION / Cette semaine, les résidents de l’ouest d’Ottawa diront « bonjour et bienvenue » au dernier né de la collectivité, la Maison de la Francophonie, un nouveau carrefour communautaire francophone situé dans le quartier Baie. La Maison se trouve sur le site patrimonial de l’ancienne école Grant, une école élémentaire centenaire ayant déjà appartenu à l’Ottawa-Carleton District School Board.

Cette journée spéciale marque la fin d’une longue aventure, et nous donne l’occasion de célébrer l’avènement d’un carrefour communautaire pour les francophones et les francophiles dans l’ouest d’Ottawa. Il va sans dire que les temps ont bien changé pour qu’un tel établissement fasse son apparition dans ce secteur de la ville!

Tout a commencé lorsque l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) cherchait un endroit où rassembler la communauté francophone ailleurs que dans l’est de la ville, où elle est traditionnellement présente, en raison de la croissance de la population francophone dans l’ouest d’Ottawa et dans les banlieues de Kanata, Barrhaven et Stittsville.

La recherche d’un emplacement approprié et de fonds ne fut pas de tout repos. Si l’ACFO a pu obtenir le terrain vacant de l’école Grant, c’est parce que la Ville a acheté ce site patrimonial avec l’aide d’Alex Cullen, le conseiller du quartier Baie à l’époque; cependant, en raison des coûts élevés de rénovation de cet édifice historique vieillissant, le projet a traîné durant de nombreuses années. Le centre, conçu d’après un modèle de carrefour communautaire, est maintenant entièrement financé par le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), le conseil scolaire public français, qui a ainsi concrétisé le rêve d’un centre francophone dans l’ouest de la ville.

Mais pourquoi un centre francophone dans l’ouest d’Ottawa? Avec l’augmentation du nombre d’inscriptions aux écoles francophones partout dans l’ouest de la ville, à Stittsville, à Barrhaven et à Kanata, il ne fait aucun doute que la population francophone dans ce secteur de la ville s’est considérablement accrue. Les conseils scolaires de langue anglaise observent aussi une hausse des inscriptions à leurs programmes d’immersion en français, qui offrent l’occasion à tous les élèves de devenir bilingues. L’immigration francophone augmente également, et ces immigrants profiteront du centre pour rencontrer d’autres locuteurs du français de leur collectivité.

La Maison de la Francophonie servira de lieu de rassemblement où les francophones pourront profiter d’activités et de programmes dans leur langue et leur culture, le tout dans leur quartier. Les groupes des quartiers avoisinants pourront également utiliser, dans l’une ou l’autre des langues officielles, les espaces du carrefour communautaire que forme la Maison.

En tant que conseillère municipale, je souhaite remercier toutes celles et tous ceux qui ont fait de ce projet une réalité, des membres l’ACFO qui n’ont jamais perdu espoir aux politiciens qui donné un coup de pouce au passage, en passant par la population et la communauté francophone de l’ouest qui ont su faire preuve de patience et de persévérance. Merci à tous et bienvenue!

L'auteure du texte est la conseillère municipal du quartier Baie à Ottawa, Theresa Kavanagh.