Le comité de parents SOS Beausoleil craint justement que la Ville se départisse de la garderie Beausoleil et que l'on refile la note au secteur privé.

Beausoleil, plus qu'une garderie

Beausoleil n'est pas une garderie comme les autres. Elle est née des pressions des mères de la Basse-Ville, qui avaient constaté qu'aucun service de prématernelle n'était disponible pour les familles francophones et défavorisées du quartier après sa «rénovation» entre1966 et1969. Des services furent dispensés dans les locaux du Patro à partir de 1969, et à la suite de pressions des parents, la ville les a pris en main en 1971. Dès le départ, donc, il s'agissait du fruit d'une lutte citoyenne et d'une institution de service clef pour la survie du fait français au centre-ville. «Beausoleil», ce n'est pas non plus juste un joli nom pour une garderie. Cette appellation réfère à Alexandre Beausoleil, jadis curé de la paroisse St-Anne, en l'honneur de qui la promenade Beausoleil fut nommée vers 1970. Or, celui-ci a été parmi les premiers promoteurs du ralliement franco-ontarien, un membre fondateur de l'ACFÉO, et de ceux qui luttèrent pour l'éducation de langue française et contre le célèbre Règlement 17. Le Comité SOS Beausoleil s'inscrit dans la lignée de ces précurseurs qui se sont battus pour les services en français à Ottawa.