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L'auteur de cette lettre s'inquiète de la diminution d'offres de vols d'Air Transat en raison de son acquisition par Air Canada. 
L'auteur de cette lettre s'inquiète de la diminution d'offres de vols d'Air Transat en raison de son acquisition par Air Canada. 

Air Transat: un triste recul

Michel Lemieux
Michel Lemieux
Québec
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POINT DE VUE / Avant la pandémie, Air Transat offrait, à partir de Québec, des vols directs vers Paris, Cayo-Coco, Cayo Santa-Maria, Varadero, Puerto Plata, Punta Cana, Samana, Cancun, Puerto Vallarta, Fort Lauderdale et Orlando. Plus treize destinations européennes avec courte escale à Montréal. Avec cette triste vente d’Air Transat aux Torontois d’Air Canada, il est certain que les citoyens de l’Est du Québec perdront ces facilités aériennes.

Ayant vécu la situation du transport aérien à Québec avant le déploiement récent d’Air Transat, Il est certain qu’avec son absorption par Air Canada, nous subirons un recul majeur, une perte radicale de qualité des services, avec l’obligation d’aller prendre l’avion à Montréal ou de correspondre à Montréal. Cela n’a pas été considéré du tout par Ottawa lors de sa décision de laisser aller la transaction.

Je suis surpris que le gouvernement du Québec laisse faire sans réagir à cette perte d’un joyau du Québec Inc. On me dit que François Legault, comme co-fondateur d’Air Transat - mais sans attaches financières avec l’entreprise - se sentirait en conflit d’intérêt s’il intervenait. Cela ne me convainc pas du tout: un jour la pandémie finira, et je pense aux emplois perdus des pilotes, mécaniciens et agents de bord, tous emplois bien payés. Je pense à l’immense dégradation du service aérien que les gens de l’Est du Québec subiront. Vraiment un recul.