Un vent nouveau souffle à l’Institut canadien-français d’Ottawa depuis l’élection récente d’une nouvelle équipe.

Admissibilité des femmes à l’Institut canadien-français: un membre témoigne

Un vent nouveau souffle à l’Institut canadien-français d’Ottawa depuis l’élection récente d’une nouvelle équipe. Sous la direction de son président, un nouveau mode de gestion a été mis en place. Les membres du nouveau conseil s’affairent à rafraîchir ses infrastructures, à moderniser sa structure de gestion, à faire la mise à jour de son règlement.

L’organisme compte plusieurs réussites à son acquis :  une institution qui compte 166 années d’existence; une succession d’administrateurs chevronnés qui ont toujours et qui continuent de veiller au grain; un organisme logé au coeur du marché By à Ottawa dans un édifice de premier choix dont il est l’unique propriétaire et d’une valeur de plusieurs millions de dollars où l’on offre en toute saison une panoplie d’activités tant ludiques que culturelles dont plusieurs accessibles au grand public. On y retrouve aussi une fondation qui, depuis plus d’une dizaine d’années, offre son soutien à de nombreux organismes de charité de la région.

Mais au-delà de ces réalisations, une controverse assombrit la réputation de l’ICFO tel qu’en témoigne un article paru le 4 décembre 2017 dans le journal Le Droit sous la plume de Denis Gratton. 

Au yeux de nombreux observateurs, l’organisme est dépassé par les changements sociaux dont nous avons été témoin ces derniers temps. Alors qu’à tous les paliers de notre société, l’égalité entre homme et femme est à l’honneur, on reproche avec raison à l’ICFO de perpétuer une pratique d’un autre temps.

Dans le cadre d’une consultation récente effectuée par l’ICFO auprès des dirigeants de plusieurs organismes franco-ontariens, la majorité des répondants invitaient les dirigeants de l’ICFO à mettre un terme à cet usage et plusieurs observateurs sont d’avis qu’une majorité des membres de l’ICFO seraient du même avis.

Alors que l’on amorce la mise à jour des statuts et règlements de l’ICFO, ses dirigeants ont l’occasion de mettre un terme à cette pratique et de soumettre le changement à l’approbation de leurs membres.

Sous la rubrique «membre» le règlement de l’ICFO stipule présentement que seuls les hommes sont admissibles.  La solution toute simple que nous privilégeons afin de mettre un terme à la controverse consiste à remplacer le mot «homme» par le mot «personne» dans le document de régie de l’ICFO.

Nous espérons que l’on donnera suite à notre proposition afin non seulement de rendre justice à cette importante partie de la population, mais aussi afin d’insuffler un nouvel élan à un organisme qui demeure un pôle de rayonnement de la francophonie dans la capitale et un acteur important dans la vie culturelle de la région.

L'auteur du texte est Jean-Serge Lauzon d'Ottawa.