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L’AFO sera coincée

À Denis Gratton,

J’ai lu avec grand intérêt vos commentaires parus dans le journal Le Droit («Une entente risquée», 4 juillet) concernant l’entente de partenariat entre l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick et Quebec Community Groups Network. Je suis tout à fait d’accord avec vos commentaires. Le timing n’était certainement pas bon et une telle position de l’AFO doit faire l’objet de consultations avec ses membres. La situation des Anglo-québécois est fort différente de celle des francophones hors Québec. Lorsque le gouvernement du Québec déposera son projet d’abolir les commissions scolaires au Québec pour les remplacer par des centres de services, l’AFO sera inévitablement pris dans un débat qui la forcera à se prononcer contre le projet de Québec. Ceci soulèvera bien des réactions de la part de Québécois vis-à-vis l’AFO qui, j’espère que je me trompe, perdra des appuis au Québec. 

Comme vous le disiez, les Québécois ont porté dernièrement une oreille attentive aux revendications des francophones de l’Ontario (discussions entre François Legault et Doug Ford; levée du drapeau franco-ontarien sur le Parlement de Québec; présence marquée des Franco-Ontariens lors de la Fête nationale). 

Donat Savoie, Ottawa

Une question urgente

La direction de Desjardins, avec ses autorisations d’accès trop larges accordées à ses employés, a ouvert la porte toute grande à ce qu’une catastrophe comme celle que nous vivons se produise; ce n’était qu’une question de temps. Elle doit maintenant assumer l’entière responsabilité pour l’incurie et la négligence de ses dirigeants, et elle doit s’assurer de protéger tous les membres. 

Pourquoi, comme l’informatique le permet, Desjardins n’inscrit-elle pas tous les membres touchés automatiquement aux protections d’Equifax et de TransUnion, l’autre principal bureau de crédit, et ce, pour la vie?

Les bureaux de crédit doivent être considérés parce qu’ils ne recueillent et ne conservent pas les mêmes renseignements. Et protection à vie, parce que nos renseignements personnels sensibles sont sur le web profond probablement pour l’éternité, ou presque.

Et que fait le gouvernement du Québec? La situation n’est-elle pas aussi importante et urgente que les questions de laïcité et d’immigration? 

N’est-ce pas le rôle premier du gouvernement de protéger sa population? Il ne s’agit pas d’une inondation, mais les conséquences pour les gens n’en sont pas moins potentiellement sérieuses.

Christian Laroche, Gatineau

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La question du jour :

Projet d’une tour à bureaux par Multivesco au centre-ville de Gatineau : qu’en pensez-vous ?

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