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Le temps des mercenaires

La mode chez certains aspirant(e)s député(e)s au Québec est au marchandage à portes fermées. (Gertrude Bourdon au cœur des attaques, Le Droit, 24 août 2018) À l’insu de l’électorat. Sans démontrer la moindre honte, le moindre remord quand on est pris, comme si le procédé était démocratique, éthique ou acceptable. On se plaint même qu’un parti ait « osé » publier le contenu d’échanges privés « qui auraient dû rester privés ». Comme si le public n’avait pas à savoir qu’un candidat potentiel n’a pas de vraies convictions, mais que de l’opportunisme, qu’il est prêt à manger à n’importe quel râtelier pourvu que celui-ci soit mieux garni que l’autre. Que négocie-t-on ainsi ? La transparence, la sincérité, l’engagement, le bien public ? Dans un tel secret, ne serait-ce pas plutôt le bien personnel ?

Roch-André LeBlanc, Ottawa


Prendre parti

Gertrude Bourdon n’a pas magasiné son parti politique. (Gertrude Bourdon vole la vedette, Le Droit, 25 août 2018) Les trois principaux partis l’ont sollicité et un seul a reçu son approbation. La preuve de la frustration du chef de la CAQ s’exprime dans son acharnement à salir la réputation de Mme Bourdon. Pour les nostalgiques de la fidélité aux partis politiques, je dis, actualisez-vous. Car la fidélité à un parti n’existe plus. S’il y en a qui croient que Mme Bourdon va en politique pour l’argent, vous faites fausse route. Elle sera moins bien rémunérée pour le nombre d’heures travaillées que dans son poste de dirigeante dans le domaine de la santé. Servir en politique est une action honorable. 

Yves Durand, Gatineau


Une brise d’honnêteté

Parlant de ces slogans électoraux à un seul mot, je constate qu’aucun des partis en lice n’a décidé de choisir « Honnêtement ». (Les slogans qui tiennent en un mot ont la cote, Le Droit. 22 août 2018). Il s’agit d’un concept qui est très largement utilisé dans les conversations et qui m’incite personnellement à un brin de méfiance. Pourtant, l’honnêteté des politiciens est souvent mise en doute. On devra donc attendre une prochaine campagne électorale pour voir apparaître ce beau concept pour goûter à cette brise d’honnêteté.

Jacques Turcotte, Gatineau

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