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Faire fi de 1300 élèves

Selon la loi sur l’Instruction publique, l’école québécoise « a pour mission, dans le respect du principe de l’égalité des chances, d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves, tout en les rendant aptes à entreprendre et à réussir un parcours scolaire. ». Dans le cadre de la fermeture de l’École secondaire Mont-Bleu en raison des dommages causés par une tornade, la décision du Conseil des commissaires de la CSPO, imposée sans consultation des parents ou des élèves de l’École secondaire de l’Ile, fait fi de la socialisation de ces élèves. Le nouvel horaire retire toute possibilité de socialisation : plus de dîner, 8 minutes de pause entre les cours, fin des classes à 17 h 34. De plus, les nombreux élèves qui ont des activités sportives et sociales ajustées à l’horaire habituel de la fin des classes, se voient privés d’y participer.

 La logique ayant guidé cette décision ? Selon la CSPO, il s’agissait surtout de préserver le programme Sports-études de l’École Mont-Bleu (un peu plus de 200 élèves) et d’assurer la bonne gestion du transport scolaire. Et que dit-on aux 1300 élèves de l’Île et à leurs parents ? Qu’ils devront s’ajuster, faire preuve de compréhension. Et que dire du silence assourdissant de la députée provinciale ?

Personne n’est dupe. À la CSPO, on a plutôt cherché à imposer une décision en faisant fi des meilleurs intérêts de quelque 1300 élèves. Des solutions plus intéressantes pour tous les élèves et tous leurs parents (Mont-Bleu et de l’Ile) auraient été écartées car trop chères ou trop compliquées. Nous sommes d’accord avec la solidarité, mais pourquoi en faire payer le prix fort aux élèves ?

Marc Molgat, Gatineau

Sur quelle planète ?

La réaction de certains parents et professeurs de l’École secondaire de l’Île en apprenant qu’ils devraient partager leur école avec ceux de l’École secondaire Mont-Bleu me laisse perplexe. Sur quelle planète vivent-ils ? S’attendaient-ils à une solution qui ne dérangerait pas leur routine tranquille ? J’espère qu’ils expriment un sentiment très minoritaire qui n’affectera pas l’esprit de partage et de coopération qui anime les Gatinois depuis la tornade. Ils devraient s’inspirer de la réaction d’Isaac Gigou, cité sur le site web de Radio-Canada : « Ce sera différent de d’habitude, mais on va aider. On veut aider, donc on va partager notre école ». Bien dit !

Jean Riopel, Gatineau

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La question du jour :

Que pensez-vous du double horaire que la CS des Portages-de-l’Outaouais a imposé à l’école secondaire de l’Île?

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