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L’importance d’un nom

Nommer un édifice, c’est rendre hommage à un lieu et à son histoire. J’aime beaucoup le nom du projet immobilier près des chutes Chaudières : « Zibi » signifie « rivière » en anishinabe. J’apprends entre temps qu’un nouveau projet immobilier naîtra à Hull : le Bloome. 

C’est drôle mais tout ce qui a poussé en hauteur récemment porte un nom qui sonne faux : le Viu 1, le W/E, le Vibe. Bientôt, on aura le Viu 2, puis le Bloome.

Ma suggestion pour le suivant : le Cue. Avec un tel nom, aucune erreur : on le prononcera à l’anglaise!  

À quand un édifice en hauteur avec un nom français? Je commence à en avoir plein le Cue de cette mise en marché hype qui fait passer Gatineau for what it is not.

Alain Charette, Gatineau


Évolution ou dérive?

Je suis le premier à déplorer la disparition de nos journaux («Crise des médias : une lumière au bout du tunnel?», Le Droit, 24 octobre). On y blâme Facebook et Google. Pourtant ni l’un ni l’autre de ces deux géants du web n’ont de journalistes ni de chroniqueurs. La réponse se trouve peut-être ailleurs? On nous dit que les publicitaires qui autrefois annonçaient dans les journaux annoncent maintenant sur Facebook et Google… Vraiment? Ne serait-ce pas plutôt la dérive de la presse écrite qui s’est jetée sur la toile à grands frais pour tenter d’attirer de nouveaux lecteurs? 

Comme si toutes les stations de radio avaient décidé à partir de 1952, à l’arrivée de la télévision au Canada, de se doter d’une station de télévision à grands frais. Les lecteurs de journaux vieillissent, mais ils sont encore des millions de 65 ans et plus qui n’ont pas d’ordinateurs, ni de tablettes, ni de téléphones intelligents. Ils se rabattent sur les télévisions qui se répètent aux 15 minutes, parce qu’ils ne reçoivent plus leurs imprimés. Dans Le Droit de ce même mercredi, seulement 16 pages sur 56, ne contenaient pas d’annonces publicitaires payées. Treize pages y étaient consacrées à 100%. 

Alors quand les syndicats disent que Google et Facebook accaparent la publicité autrefois placée dans les médias, on peut en douter un peu. Faudrait-il instituer une «gestion de l’offre» pour les journaux?

Antoine L. Normand, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Le Musée des enfants, au Musée canadien de l’histoire, veut se réinventer : quelles suggestions auriez-vous pour lui ?

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