À vous la parole

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Camelot médaillé d’or!

Mon camelot fait partie de l’équipe olympique de Christine Pelletier, du secteur du Dôme à Hull. Il mérite la médaille d’or au lancer du journal. Même aux petites heures du matin, il lance mon journal Le Droit avec précision, dans la noirceur, directement sur le pas de ma porte. Je n’ai qu’à ouvrir pour le cueillir. Bravo car l’hiver 2018 lui a compliqué la tâche avec les froids intenses, la glace et les redoux et vous n’avez jamais failli à la tâche.

Merci du fond du cœur à ces travailleurs dévoués.

M.F. Jetté, Hull

Pourboire: idée simpliste

Le récent débat sur partage des pourboires entre serveurs et cuisiniers présente les «savantes» objections des centrales syndicales. Elles réclament plutôt des restaurateurs qu’ils haussent le salaire des cuisiniers. Voilà la réponse à une iniquité criante: augmente tes prix. Une solution simpliste qui n’embrasse qu’un point de vue: celui des intérêts de leurs membres. Mais en réalité, ils les servent très mal. Il est illusoire de croire que les consommateurs répondront avec enthousiasme avec la hausse de la facture qui résulterait nécessairement de la hausse du salaire des cuisiniers.

Les syndicats sont-ils ignorants de la très faible marge de profit dans la restauration? Ne reconnaissent-ils pas que les pourboires des serveurs sont largement redevables de la qualité et du travail des cuisines? Ce n’est pas voler Pierre pour payer Paul que de reconnaître que les deux font partie d’une équipe. Une solution serait d’abord de reconnaître ce fait. Ensuite, de considérer une répartition raisonnable des pourboires entre les deux types de travailleurs. Plus il y a de serveurs, moins grande doit être leur contribution, l’objectif étant d’avoir une répartition préétablie de l’ensemble des pourboires de tous les serveurs. Ce pourcentage pourrait être négocié entre collègues, puisque c’est bien ce qu’ils sont - les serveurs et les cuisiniers. 

Restaurateurs, soyez proactifs. Réunissez vos employés et établissez des règles raisonnables de partage en faisant reconnaître que le succès de chacun repose sur la force du groupe. 

J. Francoeur, Gatineau