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Question de vie

Je me réjouis de sentir chez Pierre LeBlanc une meilleure compréhension de notre situation. (Question de vie ou de mort(s), Le Droit, 27 avril) Même s’il nous a reproché nos montées de lait, on sent qu’il saisit mieux l’injustice dont Vanier est victime. 

Son expression « dumping social » est fort appropriée. Nous sommes convaincus que les itinérants, tout autant que nous, sont victimes de ce dumping. M. LeBlanc a raison, l’Armée du Salut saura prévenir des morts précoces et inévitables. 

Cependant, nous croyons fermement qu’il y a d’autres façons beaucoup plus efficaces de prévenir des morts. Et il ne s’agit pas seulement de prévenir des morts. 

Cela n’est pas suffisant. Il s’agit d’empêcher des personnes de passer leur vie dans un refuge. Il est question d’offrir à ces personnes la chance de réintégrer la société, de retrouver leur dignité, de reprendre leur vie en main. 

Échanger leur statut, leur étiquette de sans-abri pour la clé d’un chez-soi, c’est aussi prévenir la mort dans l’âme qui guette tant de démunis. 

Prévenir la mort en ghettoïsant Vanier, en maintenant l’itinérance, ce n’est pas promouvoir l’épanouissement et la réadaptation d’un être en détresse.

Colette St-Denis, Ottawa


Amendes à Brigil : les citoyens sont perdants

La Ville de Gatineau et son service juridique ont subi un blanchissage avec les amendes imposées à Brigil, à la suite d’une coupe à blanc sur le chemin Klock. 

Dans cette guerre entre l’entrepreneur et l’administration de la Ville, ce sont les citoyens qui perdent. Au départ, l’entrepreneur semble avoir erré en coupant ces arbres. Par la suite, la Ville a erré en déposant-retirant-modifiant et redéposant des chefs d’accusation. 

L’erreur de la Ville a donné lieu à une formalité juridique et permis à l’entrepreneur de se soutirer de ses responsabilités légales. 

Maintenant, Brigil offre de remettre un montant équivalent à un organisme environnemental, mais seulement si la Ville ne va pas en appel. 

M. Desjardins, pourquoi avoir exprimé des regrets en 2016 ? Pourquoi avoir contesté la contravention ? Pourquoi avoir occasionné des coûts légaux ? Et pourquoi ne pas simplement payer l’amende au lieu de continuer l’affront à vos concitoyens et clients ?

Marc Rhéaume, Gatineau

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