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Ford a tort

Comme d’habitude, Pierre Jury a parfaitement analysé la situation dans son éditorial « Ford coupe, les yeux fermés » (Le Droit, 5 juillet 2018). Ford a tort d’imposer à tous les Ontariens ses vues sur des sujets aussi sensibles que le réchauffement climatique, sans apporter la moindre preuve qu’il comprend mieux le problème que la plupart des scientifiques.

 Même s’il peut légalement procéder ainsi, avec la complicité d’un système électoral antidémocratique, il n’a certainement pas la légitimité morale pour tout bouleverser : pour 100 électeurs qui ont voté pour ses idées, 150 ont voté contre. On est loin d’un plébiscite.

Nous avions déjà eu exactement la même situation au fédéral avec le gouvernement Harper, et il est urgent que Justin Trudeau ressuscite sa promesse électorale de modifier le mode de scrutin. Si l’élection se faisait à la proportionnelle, ou sur deux tours comme en France, le NPD formerait probablement un gouvernement minoritaire en Ontario. Cela répondrait certainement mieux aux souhaits de la population.

En attendant, Ford devrait s’inspirer du célèbre philosophe Lao-Tseu qui disait déjà il y a 2 500 ans : « Pour gouverner, rien ne vaut la modération ».

Roland Madou, Ottawa

Le malaise persiste

Dans son article décrivant « La bataille de Buckingham » (Le Droit, 12 juin 2018), le journaliste résume le conflit qui existe entre deux commerces situés dans le secteur Masson-Angers de la ville de Gatineau. Ainsi, les concessionnaires automobiles se présentent devant le tribunal pour obtenir le droit de s’afficher comme étant à Buckingham, autre secteur voisin de la grande ville fusionnée au début du siècle.

Ces commerçants savent très bien qu’ils sont installés à Masson-Angers. Pourquoi alors créer toute cette confusion pour justifier leur existence ? Le conseiller municipal, Marc Carrière, a réagi en invitant ses concitoyens à boycotter les commerçants qui ne s’identifiaient pas à leur secteur.

Faudrait-il aller jusque-là ?

Henri Deslauriers, Masson-Angers

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La question du jour :

Michaëlle Jean devrait-elle obtenir un deuxième mandat comme Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie ?

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