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Système hospitalier : « J’accuse »

Je suis en colère, plutôt j’enrage ! À lire tous ces commentaires désobligeants contre le système de santé, surtout contre son personnel soignant. 

Leur charge très lourde, jour après jour. Les risques d’erreur causés par la fatigue, en raison des heures supplémentaires forcées ; leur vie personnelle réduite, atrophiée, à essayer de sauver leurs relations amoureuses, à tenter d’éduquer leurs enfants avant qu’ils ne tournent mal, entre des heures de sommeil écourtées et la préparation des repas. Au lieu de les agonir d’injures, nous devrions les dorloter, les encourager, les féliciter, les remercier pour leur dévouement efficace et bienveillant. Trouvez-moi une seule profession où les employés, fourbus, épuisés, seraient forcés, sous peine de sanction, de continuer à travailler. Sans oublier qu’une erreur peut entraîner la mort du patient. Qu’arriverait-il alors ? 

Ces bons cadres qui savent si bien manipuler le fouet seraient les premiers à leur lancer la pierre. Si on pouvait aussi réaliser que la venue à l’urgence, pour des cas « insignifiants » use le personnel, engorge inutilement le système, effrite et sape le moral du personnel. Le système de santé n’est pas gratuit. Pensons davantage aux répercussions de nos comportements. Embauchons le personnel suffisant. Éliminons immédiatement les heures supplémentaires obligatoires. Réapprenons à dire merci à tous ceux qui nous amènent vers la guérison. 

Au Québec, nous sommes des gens choyés, privilégiés. Sachons le reconnaître.

Philippe Roy, Gatineau


Maternelle 4 ans : comment faire ?

Monsieur le ministre de l’Éducation, comment ferez-vous pour trouver 250 enseignants ou enseignantes spécialisés pour le préscolaire ? 

Êtes-vous au courant que le programme « Éducation au préscolaire et enseignement au primaire », étudié dans la plupart des universités québécoises, ne compte qu’un cours qui s’adresse spécifiquement au préscolaire ? 

Du côté des CPE, les éducatrices reçoivent une formation collégiale ; cependant tous les cours sont reliés à la petite enfance. Il y a là matière à réflexion, n’est-ce pas ?

Gisèle Chauret Brulé, enseignante à la maternelle pendant 23 ans

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LA QUESTION DU JOUR

Que pensez-vous de l’idée du gouvernement ontarien d’interdire les téléphones cellulaires dans les salles de classe des écoles publiques pendant les heures d’enseignement ?

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