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Tristes démissionnaires

Qu’ont le premier ministre sortant du Québec Philippe Couillard et les libérales Marie-France Lalonde et Nathalie Des Rosiers, les membres de la législature ontarienne qui ont récemment annoncé leur départ? Ils ont trahi leurs électeurs en ne complétant pas leur mandat de quatre ans! Quand tu brigues les suffrages, tu t’engages à représenter tes électeurs pour une période déterminée - même si c’est dans l’opposition.

De plus, les élections partielles rendues nécessaires pour remplacer ces démissionnaires — ainsi que les primes de départ — coûtent cher aux contribuables.

Ce désengagement (quelles qu’en soient les raisons) semble devenir plus fréquent, et c’est malheureux pour notre démocratie.

Jean-Claude Carisse, Pontiac

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Court, mais décisif

Le passage de Nathalie Des Rosiers en politique fut court, mais suffisant pour produire un miracle. Le 9 mai 2001, le conseil municipal d’Ottawa, dirigé par le maire francophile Bob Chiarelli, avait demandé à l’Ontario, à une forte majorité, d’inscrire le bilinguisme de la ville dans une loi. Il a fallu attendre plus de 16 ans pour que cette loi soit votée, à cause de l’obstruction systématique de Jim Watson, d’abord comme ministre du gouvernement McGuinty, puis comme maire d’Ottawa.

C’est la détermination et la vaste expérience juridique de Mme Des Rosiers qui lui ont permis, avec l’appui appréciable de sa collègue députée d’Orléans Marie-France Lalonde, de venir à bout de cette injustifiable opposition. Merci à ces deux anciennes ministres de Kathleen Wynne pour leur engagement indéfectible à la défense des francophones. Queen’s Park semblera désertique sans elles !

Roland Madou, Ottawa

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Gatineau et vélo... vraiment?

Le Guide vacances 2019 distribué dans les foyers du Québec récemment propose huit régions du Québec à découvrir! Où se retrouve la Ville de Gatineau? On met en valeur le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord, la Gaspésie, L’Isle-aux-Coudres, la Mauricie, la Montérégie-Estrie, Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce qui est gênant c’est que la page frontispice montre deux personnes avec leur vélo. Il est vrai que notre patrimoine semble se limiter à la rue Laurier. Allons-nous sortir un jour de notre coma? Pourtant il existe un service touristique et une volonté politique de véhiculer une pensée à cet effet. On a peut-être honte de montrer nos rues en très mauvais état, comme si on aurait été victimes d’un tremblement de terre.

Gilbert Séguin, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

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