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Lieux communs navrants

De temps en temps, des Québécois éminents, se penchant sur la condition des Acadiens et des francophones vivant à l’extérieur du Québec, émettent des propos méprisants et fondés sur l’idée que le Québec est la seule terre où le français puisse exister au Canada. Nous avons pu entendre Réné Lévesque parler de « dead ducks » et l’auteur Yves Beauchemin de « cadavres chauds ». Récemment, Denise Bombardier affirmait à l’émission Tout le monde en parle que l’« on ne parle plus le français au Manitoba ».

Tous ces propos lassent énormément. Au lieu de reconnaître l’existence hors Québec de réseaux complets d’écoles françaises, de plusieurs universités de langue française, de journaux et radios qui diffusent chaque jour en français, de réseaux culturels de grande qualité, de maisons d’édition d’envergure, d’une condition socio-économique souvent au-dessus de la moyenne, on se replie sur des lieux communs navrants.

Le français n’a pas la vie facile ici au Canada ni ailleurs dans le monde. Ne serait-il pas préférable de substituer à ces lieux communs sur la mort du français à l’extérieur du Québec des propos (et des gestes) empreints de solidarité et de respect ?

Paul-Émile Leblanc, Gatineau


Myopie linguistique

Afin d’encourager les commerces locaux, je me rends chez Optique Laurier à la Place Glenwood, à Aylmer La réceptionniste me demande si je parle anglais. Je réponds que je préfére faire mon examen de la vue en français. Elle m’offre donc un rendez-vous la semaine suivante. Quelques jours plus tard, mon rendez-vous est annulé puisque l’optométriste a une urgence. La préposée me suggère un autre rendez-vous. Je lui redemande si cette personne parle français. Elle me répond que non. Elle a aussitôt eu le culot de me demander si je pouvais me faire accompagner par quelqu’un qui parle anglais. 

Ma langue maternelle est le français, je vis au Québec et ce commerce devrait servir les gens qui le désirent en français. Je trouve inconcevable qu’Optique Laurier embauche au Québec du personnel unilingue anglais. Inutile de vous dire que je ne mettrai plus jamais les pieds chez « Laurier Optical ». 

Claude Naubert, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

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