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Déficit anticipé du CISSSO : la CAQ n’est pas au rendez-vous

À propos du déficit anticipé du CISSSO, le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, affirme que le budget de l’organisation devra être bouclé sans aide particulière de Québec. 

La réponse du ministre reflète le manque de compréhension de la part des politiciens, qui afflige notre système public de santé depuis trop longtemps. 

Depuis des années, nos politiciens mettent l’accent sur les coupures à court terme. On coupe à qui mieux mieux, dans les soins et dans les services, parce qu’il faut atteindre à tout prix une cible comptable à la fin de l’année financière. Il revient alors aux établissements du réseau de s’adapter tant bien que mal. 

Nos élus n’ont pas encore compris que les gains de productivité si chers à nos gouvernements ne peuvent être atteints qu’à long terme, suite à de profonds changements dans les systèmes et dans les habitudes de travail au sein des hôpitaux. Les coupures exigées à court terme ne font que provoquer des déséquilibres et empêchent les hôpitaux de fonctionner plus efficacement. 

Le déficit du CISSSO n’est pas un problème de gestion interne. En refusant d’aider le CISSSO, la CAQ perpétue les difficultés de l’établissement. Encore une fois, ce sont les résidents de l’Outaouais qui vont en payer le prix. La CAQ avait pourtant fait adopter une motion en octobre dernier à l’Assemblée nationale, afin qu’on reconnaisse les particularités de la région. On vient de rater une belle occasion. Dommage. On s’en souviendra.

Denis Marcheterreprésident d’Action santé Outaouais, Gatineau

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Les rails de la paix

Bravo à Justin Trudeau et à son équipe ! 

Bravo aux leaders autochtones ! 

Tous ont fait preuve de sagesse, de patience, de compréhension et d’ouverture, seules armes capables de soigner des blessures centenaires. 

On a ainsi évité de déterrer la hache de guerre. On peut maintenant préparer les rails pour que la paix circule à travers le pays, à travers le monde. Le processus est enclenché vers une réconciliation véritable et historique.

Il a fallu du temps, des déceptions, des pertes d’emploi et d’argent. 

Toutefois, aucune perte de vie n’est à déplorer. 

Là est l’essentiel. 

La violence et la force auraient dégénéré en tragédie, avec conséquences et répercussions catastrophiques. Je félicite et remercie tous ceux qui ont su négocier paisiblement dans le plus grand respect. Cela demandait beaucoup plus de courage et d’humilité qu’une intervention militaire précipitée. 

Les leçons du passé ne doivent jamais être oubliées. Elles sont là pour éclairer et protéger le présent et l’avenir.

Ne réveillons ni la hache de guerre ni le feu qui somnolent. 

Souvenons-nous toujours que la paix et l’harmonie sont des richesses à sauvegarder, à partager, tout comme l’est notre Terre Mère, comme l’est chacun de nos peuples, chacun de nous.

J’avoue qu’après un mois d’angoisse, j’écris ces mots avec beaucoup de soulagement et d’espoir.

Colette St-Denis, Vanier