À vous la parole

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Un centième anniversaire sanglant

Récemment, le premier ministre Justin Trudeau a fait son acte de contrition au nom du Canada pour avoir pendu six chefs autochtones en 1864, à la suite d’un procès qui suintait de racisme et de discrimination. Beau geste. Le 1er avril 1918, des soldats venus d’Ontario et du Manitoba installent une mitrailleuse à un carrefour à Québec pour disperser une manifestation. Un acte d’émeute est lu en anglais seulement, puis on tire dans le tas. Quatre morts, plus de 70 blessés. Les quatre victimes n’étaient même pas des manifestants. Ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Pas d’excuses, pas de compensation. On s’assure simplement que cet évènement ne fasse pas partie des cours d’histoire.

Gaston Carmichael, Gatineau

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Proche aidant et maintien à domicile

Depuis une cinquantaine d’années, les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir à Québec ont maintenu une contradiction dans l’aide aux aînés: plutôt que d’investir dans des centres d’hébergement, on encourage le maintien à domicile sans offrir l’assistance financière et médicale honorable requise. 

Trop d’intervenants encouragent cette aberration. Notamment Andrée Villeneuve (« Avec nous, les vieillards », Le Droit, 28 mars), qui réagissait à mon article de la veille (« Vieillir dans la dignité »). 

Il faut être réaliste et avant-gardiste, il faut humaniser cette transformation qui nous oblige à faire certains sacrifices et à démontrer une clairvoyance pour maintenir sa propre dignité. 

Bientôt octogénaire, j’appréhende ce moment fatidique, mais je serai prêt à aller vivre en résidence! 

Durant la première moitié du siècle précédent et avant, il était coutume pour les enfants de prendre soin de leurs parents jusqu’à leur décès. 

Cette coutume était perçue comme une part de l’héritage légué aux descendants, depuis des générations. 

Les temps ont changé: l’urbanisation, l’augmentation et le vieillissement de la population, la gent féminine est majoritairement au travail, etc.

Bertrand Fortin, Gatineau

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La question du jour

À compter du 1er juin, les chiens en laisse seront autorisés dans plus de 250 parcs de Gatineau. Êtes-vous d’accord avec la révision de cette règlementation?

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