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Quelle compétence?

J’ai été surpris de constater qu’une des deux équipes de l’entrepreneur privé, mandaté par la Ville de Gatineau pour colmater les nombreux nids-de-poule sur son territoire («La force de frappe de Gatineau réduite», Le Droit, 28 mars), fut retirée parce que les travailleurs ne détenaient pas la carte de compétence de la Commission de la construction du Québec. 

De quelle compétence requise s’agit-il ici pour colmater des nids-de-poule?

Daniel Couture, Gatineau

Foires d’empoigne

Il doit y avoir une meilleure façon de gouverner un pays qu’au moyen de ces foires d’empoigne à la lecture du budget et ces marathons nocturnes de votes dont nous avons été témoins. On y voit à quel point notre système parlementaire, fondé sur la confrontation plutôt que sur la concertation, engendre des excès de partisanerie chez les députés et une polarisation à outrance chez les électeurs, alors que ce sont les passions plus que la raison qui guident leurs actions et leurs opinions. Il y a quelque chose de pathétique à voir des adultes s’entredéchirer dans un étalage d’accusations cherchant plus souvent à humilier l’adversaire qu’à proposer des idées pour faire avancer le débat. On se demandera ensuite d’où vient le cynisme face à nos politiciens. 

Nous sommes tellement habitués à ces comportements que nous ne pensons même pas à les remettre en question, nous disant que c’est sans doute le prix à payer pour la démocratie, celui-là même qui a tout de même plongé l’Angleterre dans ce bourbier qu’est le Brexit suite à des querelles partisanes.

L’affaire SNC-Lavalin est un bel exemple de ce qu’un gouvernement ne devrait pas faire dans une situation aussi complexe que délicate. Au lieu de cet étalage d’amateurisme, il aurait fallu mettre sur pied une commission bipartite formée d’experts et d’élus, laquelle aurait eu pour mission de présenter des recommandations au parlement pour qu’elles soient soumises au vote. De cette façon on aurait pu cibler les vrais coupables sans couler le navire. Et cela aurait sans doute contribué à épargner au premier ministre l’imbroglio duquel il devra essayer de se dépêtrer jusqu’aux prochaines élections. Après tout, nous sommes en 2019.

Pierre Calvé, Gatineau

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La question du jour :

Projet de loi sur la laïcité: quelle clause est acceptable à vos yeux, et laquelle l’est moins?

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