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Francophones négligés

L’Université de l’Ontario français demandait à la province 40 millions $ sur huit ans. Le métro de Toronto, lui, recevra 300 fois plus. Il suffirait de réduire ces fonds d’un tiers de 1 % pour financer l’Université. 

Avec la bénédiction de Caroline Mulroney, Doug Ford refuse ce financement tant que le fédéral n’envoie pas à l’Ontario autant pour les Francos qu’à d’autres provinces.

Ford et Mulroney oublient que l’Ontario a une responsabilité envers les francophones. 

Sa devise, « Loyale elle commença, loyale elle restera », le rappelle : la province est née de la défaite infligée par les patriotes américains aux loyalistes anglais. 

Ils ont exigé la partition du Québec et l’Ontario est ainsi né.

Si Ford ne comprend pas cette responsabilité, le fédéral devrait bloquer les milliards qu’il demande pour Toronto tant qu’il ne financera pas l’Université !

Roland Madou, Ottawa

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On l’a échappé belle !

Doug Ford a annoncé à plusieurs reprises que l’imposition d’une taxe sur le carbone serait un désastre total. 

Que cette taxe risquait de provoquer une récession. 

M. Ford faisait cette projection même si la Colombie-Britannique s’était imposée elle-même une telle taxe depuis 2008 sans que cela ne soit un désastre. 

En fait, la croissance de son PIB a été bien supérieur à celui de l’Ontario ces 10 dernières années.

Dans le budget 2019, on ne présente pas des projections économiques cohérentes avec celles de M. Ford. Pas de désastre. 

Pas de récession causée par l’imposition de la taxe sur le carbone. Le taux moyen de croissance du PIB réel durant la période 2019-2024 est de 1,7 %. 

À peine est-il mentionné que « la taxe fédérale sur le carbone pourrait avoir une incidence plus défavorable sur la croissance économique que ce qui a été prévu ». 

Le taux de croissance du revenu disponible réel croît à un taux moyen de 2 % durant les six prochaines années. En somme, on prévoit une croissance modérée et non un désastre économique.

Il serait temps que M. Ford s’éloigne de son discours populiste et qu’il se base sur des études sérieuses par de gens compétents pour faire ses choix. 

S’il ne fait pas ce changement de cap, c’est lui qui représentera un risque important pour l’Ontario.

Jean-Pierre Aubry, Orléans

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