À vous la parole

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Souvenirs francos

À mes amis et collègues de l’Ontario français, votre solidarité me va droit au cœur. Je demeure à Gatineau, mais je ne rate jamais une occasion de rappeler que je suis originaire de Moonbeam, dans le nord-est de l’Ontario.

Les couleurs de ma culture seront toujours celles du drapeau franco-ontarien. La richesse de ma langue, je la dois aux institutions du nord de l’Ontario. Merci à l’école Georges-Vanier, de Smooth Rock Falls, à l’école Saint-Jules de Moonbeam, à l’école Cité des Jeunes de Kapuskasing ! Si je suis devenue écrivaine, c’est grâce aux gens de chez nous, aux enseignants qui êtes au front, aux artistes et bûcherons de la Spruce Falls, les mamans, les amis d’enfance...

Doug Ford, sans doute la francophonie ontarienne n’a pour vous aucune valeur, mais elle est synonyme de force et d’ambition que les mots peinent à traduire. Oui, il est vrai, je navigue entre l’anglais et le français, mais la langue française, la langue de mes parents et de mes ancêtres est mon héritage le plus précieux. Les racines franco-ontariennes sont une ancre qui me retient dans cette terre d’espoir et de foi !

Sylvie Filion, Gatineau

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Des nuances

Dans l’article de Mathieu Bélanger (Le prix Excelor remis à la Maison de la culture fait des vagues, Le Droit, 30 novembre 2018), il est écrit que je tente de susciter un débat politique autour du prix Excelor de la Chambre de commerce de Gatineau que la Maison a remporté. Je tiens à nuancer les informations qui y sont incluses. La Maison de la culture est un joyau de la Ville de Gatineau. Elle offre une variété créative exceptionnelle et est bien dirigée. Je suis une de ses plus grandes défenderesses, c’est un partenaire touristique important et une référence. Je ne blâme ni la Chambre ou la Maison de la culture dans cette histoire. La Maison a le droit d’être reconnue, comme elle l’a été sur la scène provinciale à plusieurs reprises. Je crois simplement que la Ville doit analyser sa position face aux institutions qu’elle subventionne. C’est le même principe que je tente de véhiculer dans le dossier de Bal de neige, un événement dont l’organisation ne devrait plus être de notre ressort. Concernant le débat politique, étant donné que la Chambre a confirmé qu’elle réfléchit à revoir ses critères de sélection, il serait présomptueux de lancer un débat autour de la table du conseil.

Louise Boudrias, conseillère municipale de Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi pour appuyer la communauté franco-ontarienne.

LA RÉSISTANCE

Qu’avez-vous pensez-vous de la journée de manifestations organisée en appui à la communauté franco-ontarienne?

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