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Juste un « projet-pilote » ?

Quelle frilosité ! Et je ne parle pas des températures polaires mais de la tiédeur du chroniqueur Patrick Duquette sur le déneigement des pistes (« Déneiger les pistes cyclables ou pas ? »,  Le Droit, 10 janvier).

Bien sûr qu’offrir un nouveau service implique des coûts et des efforts, mais il faut surtout savoir si ce service en vaut la peine ou pas. Faut-il encore répéter les bienfaits du vélo sur la circulation routière, la santé, l’environnement ? Si c’est la voie de l’avenir, il faut plus qu’un « modeste projet-pilote » pour obtenir un « retour sur l’investissement » comme il le dit. Ce sont les infrastructures cyclables qui encouragent le plus les gens à se déplacer à vélo à cause du sentiment de sécurité qu’elles procurent. Or, déneiger un bout de piste ici et là n’est pas suffisant si les cyclistes doivent ensuite emprunter des rues passantes. 

Chapeau au conseiller Daniel Champagne pour sa persévérance et sa conviction sur cette question, à Action vélo Outaouais ainsi qu’à tous ceux et celles qui investissent du temps bénévolement pour faire en sorte que le vélo d’hiver devienne sécuritaire.

Julie Gilbert, Gatineau


Déneiger pour se déplacer

Vélo Québec estime qu’il y a entre 10 et 20 jours par année de conditions très difficiles pour le vélo. Mais le vélo en hiver est en constante progression. 

Il suffit d’aller consulter les statistiques publiées chaque année par Ottawa Citizens for Safe Cycling pour constater que des milliers de cyclistes empruntent la rue Laurier pendant les mois d’hiver. Et tout cela ne fait qu’améliorer la circulation, la qualité de l’air et la santé publique. 

Les solutions ne sont pas si compliquées. Pour les cyclistes, il faut avant tout que les rues et artères principales soient bien déblayées, et de l’espace sur les côtés. On peut citer l’exemple du boulevard Lucerne, de la rue Vanier au pont Champlain. Dans d’autres cas, il faudra déneiger des pistes cyclables. 

On peut d’ailleurs trouver d’excellentes suggestions chez Action vélo Outaouais dans son document « Mémoire d’Action vélo Outaouais sur un réseau cyclable 4 saisons à Gatineau ».

Les solutions sont là. Les cyclistes aussi et ils seront de plus en plus nombreux à l’avenir.

Jacques Fournier, Gatineau

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