À vous la parole

Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à editorial@ledroit.com. Ne seront publiées que les lettres portant les nom, prénom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur. Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront.

Non au continuum

Le texte « Refuge contre toit : faux débat » (Le Droit, 3 mai 2018) répète qu’il devrait y avoir un continuum entre le refuge d’urgence et le logement stable, mais c’est précisément ce que les experts rejettent. La méthodologie « Continuum de soins » est devenue dominante dans les années 1990. On offrait une variété de services et de types de logement pour faire la transition graduelle entre la rue et le logement stable. L’alternative que recommandent les experts est « Logement d’abord », où on va directement au logement stable sans transition ni condition préalable. Le continuum de soins a un taux de succès de 25 %, tandis que Logement d’abord a 80 % de réussite. C’est pourquoi il faut abandonner le continuum et pourquoi l’Armée du Salut fait fausse route.

Martin Laplante, Ottawa

Un débat justifié

On peut se demander si le projet de l’Armée du Salut, décidé sans aucune consultation, reçu comme un coup de masse à Vanier, aurait été reçu avec plus d’enthousiasme dans les autres quartiers de la Ville. Les résidents de Barrhaven, Cumberland, Alta Vista et tant d’autres endroits plus appropriés auraient-ils accueilli ce projet à bras ouverts ? Ne favoriseraient-ils pas plutôt l’approche « Logement d’abord » ? J’étais présente à l’hôtel de ville lorsque le maire Watson a dit : « Je suis pour Logement d’abord, mais ce projet est bon pour Vanier. » Les résidents de Vanier n’ont-ils pas droit à du respect et de la considération ? C’est vrai qu’on aura toujours besoin de petits refuges pour les urgences et pour préparer certaines personnes à vivre en appartement. Vrai aussi que les gouvernements ont beaucoup à faire pour mettre fin à l’itinérance. Reste que le mégarefuge n’a pas de bon sens.

Colette St-Denis, Ottawa

Nous payons tous

Le correspondant Luc Robert semble croire que les cyclistes ne contribuent pas à l’entretien des routes (« Aux cyclistes de contribuer », Le Droit, 3 mai 2018). Plusieurs personnes croient que se sont les droits d’immatriculations des véhicules qui paient pour l’entretien des routes. La majeure partie du budget municipal, provincial et fédéral provient de nos taxes municipales et de nos impôts, alors qu’on soit automobiliste, cycliste ou piéton, nous payons tous pour le pavage et l’entretien des routes que vous empruntez avec votre véhicule. Partageons les routes auxquelles nous contribuons tous !

Martin Dompierre, Cantley

------------------------------------------

La question du jour :

Croyez-vous que le parc Raymond Chabot Grant Thornton fait partie de l’identité de la ville d’Ottawa ?

Envoyez vos réponses à editorial@ledroit.com.