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L’état des routes à Gatineau

La logique n’y étant pas, j’ose soumettre trois hypothèses qui pourraient expliquer l’entêtement de notre maire, Maxime Pedneaud-Jobin, à refuser de faire face au problème de l’état des routes à Gatineau. 

La première est en lien avec sa préférence à plaire d’abord aux groupes de pression, cyclistes en tête avec 35 millions en frais d’aménagement et d’entretien payés par les contribuables, plutôt que de pourvoir aux besoins de la majorité de la population, moins loquace et moins en évidence que les organisations activistes. 

La deuxième hypothèse voudrait que le niveau de frustration des automobilistes, augmentant de jour en jour, les amène au moment de l’élaboration du prochain budget, à accepter tout doucement le maintien du taux de taxation parmi les plus élevés au Québec, et même une augmentation, en retour d’une promesse d’améliorer enfin l’état de nos rues. 

Et la troisième hypothèse serait de compter sur la légalisation du cannabis pour qu’automobilistes et passagers soient insensibilisés par son utilisation aux secousses causées par l’état des routes, éliminant du même coup le flot des plaintes et protestations en lien avec la détérioration de nos rues.

Lionel Filion, Gatineau

Dormir au gaz

Qu’on fasse preuve d’autant d’irresponsabilité à l’égard de l’une des deux langues officielles du pays au sein de la fonction publique fédérale est proprement honteux. (Traductions d’appels d’offres : Rappel à l’ordre du commissaire, Le Droit, 5 juillet 2018) Le problème, c’est qu’il ne s’agit pas de traduction, car les salmigondis relevés ont, de toute évidence, été dégurgités par des machines qui, comme on le sait, savent interpréter à peu près aussi bien qu’un robot ne sait danser. Il s’agit d’une atteinte qui devrait non seulement faire l’objet d’une intervention du commissaire aux langues officielles, mais aussi de sanctions. Il y a manifestement quelque chose qui ne tourne pas rond lorsqu’on doit compter sur la vigilance d’une étudiante de l’Université d’Ottawa pour dénoncer des lacunes aussi flagrantes de la part d’une fonction publique qui semble dormir au gaz.

Jean-Charles Merleau, Gatineau

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La question du jour :

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