À vous la parole

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Sing Frère Jacques

Quand j’enseignais dans l’ouest d’Ottawa, des parents anglophones résidant tout près de l’école tentaient d’y inscrire leurs enfants. Nous n’avions pas de classe d’immersion, alors une connaissance minimale de la langue française était exigée. Ces jeunes n’en avaient aucune, mais ils pouvaient chanter Frère Jacques. Sing, disaient les parents à l’enfant qui s’exécutait fièrement. À peine 10 petits mots dont ils ignoraient le sens – bagage insuffisant pour l’admission.

Les quatre chefs de bureau, unilingues anglophones, embauchés à la Ville d’Ottawa ont-ils chanté Frère Jacques pour le maire Watson ? Avec, bien entendu, la fameuse promesse d’apprendre le français... Vous riez de nous, M. Watson. Vous vous fichez de nous. N’essayez pas de nous faire croire qu’il n’existe aucun francophone capable d’occuper ces postes que vous attribuez uniquement à vos compatriotes anglophones. Il est temps que vous arrêtiez de nous croire inférieurs. Plus d’un francophone pourrait vous chanter et Frère Jacques et Brother John, avec promesse de servir équitablement ses concitoyens dans les deux langues officielles de la ville et du pays. Denis Gratton se demande ce que feraient les anglophones si la Ville embauchait une personne unilingue francophone dans un poste de gestion… Ils rouspéteraient, rageraient, rugiraient !

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël, M. le maire. Sachez que vous avez rendu le nôtre moins joyeux. Sachez aussi que nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes, nous serons.

Colette St-Denis, Vanier

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Accueillir Amanda ? Évidemment !

Amanda Simard est une politicienne comme il y en a peu, qui fait passer ses principes avant son intérêt personnel. Ce serait une formidable recrue pour le parti qui l’accueillerait. Elle connaît très bien Queen’s Park, elle est brillante intellectuellement et parfaitement bilingue, elle a le sens de la répartie et est vénérée par les Franco-Ontariens. Dans l’émission Tout le monde en parle, à laquelle elle participait en bravant l’interdiction de Doug Ford, tout comme à Queens’ Park, dans le discours où elle annonçait sa démission, on a pu admirer son courage, son assurance, son vibrant plaidoyer pour la francophonie canadienne, et sa fidélité à ses profondes convictions. Pour elle, « détenir une fonction publique, c’est servir un intérêt plus noble qu’uniquement celui du parti ». Voilà une jeune députée qui pourrait réconcilier la population avec la politique et les politiciens.

Roland Madou, Ottawa

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