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Ça frôle le racisme

Ce que Doug Ford vient de faire aux Franco-Ontariens frôle le racisme. J’y vois une manœuvre pour rallier ses amis «rednecks» de l’Ouest en bafouant les droits acquis des francophones. Ce n’est qu’un pas vers la job d’Andrew Scheer qui n’a aucun charisme. Tout comme Justin Trudeau, il n’est qu’une image sans âme. Lâchez pas, Francos !

Yves Gosselin, Gatineau


L’avenir est à ceux qui...

Début 2000, l’éditorialiste Murray Maltais nous avertissait déjà : « Les francophones doivent se rappeler que moins ils exigeront de services en français, moins on leur en offrira et moins on respectera leur langue ». En Belgique, les Flamands, qui sont presque tous bilingues, ont bien compris ce principe. Par politesse ils parlaient français avec les francophones, qui eux sont rarement bilingues. Mais il y a une soixantaine d’années, un mouvement protestataire leur a demandé de ne plus parler qu’en flamand. Et grâce à cela, en quelques années, ils ont gagné beaucoup de droits et d’autonomie.

Les délégués de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario sont arrivés à la même conclusion : si on veut sauver notre langue, il est important de parler français en toutes circonstances, même s’il y a un anglophone présent, et il faut exiger les services en français même lorsqu’ils ne sont pas offerts.

Le français n’est pas une langue accessoire en Ontario. L’Ontario faisait partie du Québec et était francophone jusqu’à ce que les Loyalistes l’envahissent, puis refusèrent de parler notre langue. Aujourd’hui, parler anglais simplement pour être poli, c’est de nouveau plier l’échine, et donner raison à Ford et Denise Bombardier !

Roland Madou, Gatineau


La cible

Doug Ford, le premier ministre de l’Ontario, personnage déplaisant par surcroît, devient la cible de toutes les critiques. Les Franco-Ontariens ne devront que compter que sur eux, comme ils l’ont fait pour sauvegarder l’hôpital Montfort. La route est encore longue.

Gérard Daniau, Gatineau

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