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Honneur et liberté

Compagnon de route de René Lévesque, Bernard Landry a pris part à tous les combats des 50 dernières années. Il avait la vocation du service public au oint même de devenir premier ministre. Il a su durer dans le milieu ingrat de la politique parce qu’il a placé son existence sous le signe de la fidélité à un idéal qui mérite bien des sacrifices personnels.

Si le Québec a connu avec la Révolution tranquille un formidable élan, son histoire ne commence pas avec elle. Bernard Landry a toujours su que la souveraineté-association appartenait au peuple québécois.

Au-delà de la dimension économique, il a souvent rappelé que l’indépendance est en dernière instance une simple question d’honneur et de liberté. M. Landry était et demeure le représentant d’une conception essentielle du projet souverainiste. Il savait que l’aspiration à cette cause venait des profondeurs de notre passé même si elle s’est transformée en projet réalisable politiquement avec le Québec d’aujourd’hui.

Philippe Racine, Hull

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La guerre, yes sir

Qu’ont-ils les hommes 

À tout détruire ?

À faire la guerre à tout propos

Plus gros canons, plus gros fusils

Après l’atome, le coquelicot

Tuer pour vivre

Vivre pour tuer

Femmes et enfants, 

Pères et aïeuls

Pour une colline, pour un caillou

Prendre le bien de son voisin

Se glorifier le torse bombé

Piqué d’étoiles et fière allure

Alors que l’autre sous la verdure

N’a plus de mots pour se défendre

Fini la vie, fini l’espoir

La guerre ? Yes sir !

Et allons boire.

Sylvia Pelletier Gravel, Gatineau

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Le programme à McGill

Ai-je mal lu ? Pour les jeunes diplômés les plus brillants du CEGEP de l’Outaouais qui veulent s’inscrire en médecine, ils doivent aller étudier en anglais pendant un an à Montréal ? Pourquoi iraient-ils à Montréal, payer le transport, l’hébergement, la nourriture, au lieu de demeurer chez leurs parents en Outaouais et d’aller étudier la médecine en français à l’Université d’Ottawa ? C’est ce qui se fait depuis des décennies non ?

En vertu du soi-disant statut particulier de 20 millions $, on devrait dégager 300 000 $ pour les 20 étudiants de l’Outaouais. Chacun devrait recevoir une bourse non remboursable de 15 000 $ chacun, du ministère de la Santé du Québec, pour assumer les coûts de cette année d’étude obligatoire à Montréal. 

Antoine L. Normand, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Que doit-on croire dans l’histoire entourant le député conservateur Tony Clement ?

Tony Clement

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