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Des dossiers entassés

Après 75 minutes dans la salle d’attente en oncologie à l’Hôpital de Gatineau, nous avons finalement rencontré le spécialiste. Très dévoué auprès de ses patients mais à bout de souffle. Il a expliqué que si les patients attendent si longtemps, c’est qu’il n’y a personne pour chercher et classer les dossiers. Coupure dans le personnel clérical. Pire encore, depuis trois ans le système informatique fait défaut. Le médecin n’a pas pu nous montrer à l’ordinateur du bureau de consultation les dernières radiographies. S’il l’ouvrait, tout le système plantait. Il a dû aller le consulter dans une autre salle. 

Alors sur les millions versés aux médecins spécialistes, une partie devrait être consacrée à la base du système de santé. Quand le médecin dit qu’il y a 8 mois de paperasse entassée mais personne pour le faire, ça veut dire qu’il y a un manque flagrant d’organisation. C’est la gestion de l’ hôpital qui est malade. Si les patients attendent trop longtemps, c’est pas la faute du médecin, il manque du personnel. En plus de soigner les patients, les médecins doivent plus souvent qu’autrement, chercher les documents eux-mêmes....

Jean Roy, Gatineau


Que pour les riches

À quoi reconnaît-on une fin de régime ? Aux injustices des détenteurs du pouvoir devenus insensibles aux besoins des citoyens. À leur incapacité d’améliorer la qualité des services publics et de gérer les crises. Pensons à la situation lamentable que vivent encore des milliers de sinistrés des inondations. Un scandale !

Coupés de la réalité, les élus n’écoutent plus ceux qui leur ont accordé leur confiance. Les libéraux de Philippe Couillard n’ont plus la compétence pour diriger le Québec, cela saute aux yeux. Les millions accordés aux spécialistes provoquent un tollé. Comment s’en étonner, alors que sont criants les besoins du côté des infirmières et du réseau sous-financé de l’Université du Québec, pour ne citer que deux exemples. La logique qui justifie les hausses de traitement au corps médical – la parité avec les médecins du reste du Canada – ne s’applique pas aux infirmières. Elle ignore aussi le coût de la vie moins élevé au Québec.

Heureusement, notre régime démocratique permet de chasser du pouvoir ceux qui n’arrivent plus à l’exercer équitablement. Vivement les élections !

Jean Delisle, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Le cannabis qui sera vendu au Québec pourrait être produit ailleurs au Canada: est-ce important ?

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