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Un travailleur acharné

J’ai appris avec tristesse le décès de Gilles Paquet. Je suis un de ses collègues à la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa et j’aimerais lui témoigner de ma gratitude.

J’ai rencontré M. Paquet il y a seulement deux ans, lors de mon arrivée pour mon postdoctorat. Celui-ci a été accueillant et très généreux : il m’a donné beaucoup de conseils pour mes propres candidatures (pour la suite de mon postdoctorat), me faisant bénéficier, avec un altruisme total, de son expérience de professeur et de doyen. Je lui dois beaucoup.

Gilles Paquet travaillait comme un acharné, toujours à son bureau, la fin de semaine, quelques semaines avant son décès. Il aura travaillé jusqu’au bout. 

Julien Navaux, chercheur postdoctoral, Université d’Ottawa 

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Un disciple de Harris

Il n’est pas de bon ton de critiquer une personne qui vient de mourir. Au décès de Gilles Paquet, l’éditorialiste Pierre Jury a trouvé les mots justes pour le faire diplomatiquement. Mais comment oublierait-on son réquisitoire contre le bilinguisme d’Ottawa, et ses critiques acerbes contre les francophones qui veulent sauvegarder leur langue par une « défense myope d’un passé qui n’a plus d’avenir, car de ces fixations sur l’autoconservation, ne peuvent s’ensuivre que l’embaumement et la rigor mortis » ?

Le regretté Jacques de Courville Nicol avait brillamment démonté ses arguments fallacieux, en disant notamment que Gilles Paquet « verse sa méchanceté et son venin sur la francophonie canadienne, fausse l’information, tente de diviser les francophones entre eux et de les opposer à la majorité anglophone. C’est un prophète de malheur, un homme qui nuit profondément à la francophonie et à l’unité du Canada ».

Et pour l’Hôpital Montfort, Gilles Paquet avait adopté la théorie conservatrice, défendue aussi par Maurice Lamirande, candidat défait par Madeleine Meilleur dans Ottawa-Vanier, selon laquelle il fallait plutôt dire merci pour les miettes que Mike Harris nous avait concédées. Il aurait certainement même trouvé des arguments pour justifier les scandaleuses coupures de Doug Ford envers notre communauté.

Roland Madou, Ottawa

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