À vous la parole

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Vivre et laisser vivre

Je salue le courage de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, à l’égard du projet de loi 21. J’espère que le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin emboîtera le pas. Je les invite à insister auprès du gouvernement caquiste pour que leur ville obtienne un statut particulier. 

Il faudrait que tous nos représentants contre ce projet de loi aient le courage de dialoguer avec le gouvernement de François Legault, même s’il semble déterminé à l’adopter. Avant d’être élu, M. Legault n’avait-il pas promis que son gouvernement serait ouvert au dialogue ? Un grand nombre de Québécois s’est distancé du catholicisme. Certains craignent (avec raison) l’assimilation. Il est regrettable que tant de gens se préoccupent des croyances d’autrui. Ma devise : vivre et laisser vivre ! Chacun doit s’interroger : pourquoi suis-je contrarié par une kippa, un voile ou une croix ? Il est possible et nécessaire de vivre dans le respect mutuel. Je suis d’accord que l’État doit demeurer laïc, mais pas les individus. 

Le projet de loi 21 divise la population. Elle laissera des blessures profondes. Elle ne reflète pas l’image d’un peuple tolérant et ouvert sur le monde. En toute franchise, elle a volé ma fierté d’être Québécoise.

Pierrette Savoie, Gatineau

Un permis pour le vélo

Le conseiller municipal Daniel Champagne affirme qu’à Gatineau une personne sur deux utilise leur vélo soit pour la balade ou se rendre au travail. Sur une cinquantaine de foyers sur ma rue, cependant, pas plus de 4 ou 5 personnes se promènent en vélo. De toute façon les cyclistes ne sont pas tenus à détenir un permis pour circuler en vélo sur les mêmes voies que les automobilistes. Souvent, ils sont insoucieux de leurs abords, circulent négligemment entre les voitures, brûlent les feux rouges, n’ont pas les équipements obligatoires de sécurité, ne portent pas un casque de sécurité. Ils ne connaissent pas les règles élémentaires de la signalisation du cycliste ou s’en moquent éperdument. Soulignez-leur et ils vous envoient paître. 

Mais ces cyclistes, contrairement aux automobilistes, sont souvent choyés avec des pistes absolument magnifiques et Gatineau dépensera encore des millions de dollars pour les accommoder davantage. 

Alors, s’il existe un groupe qui devrait avoir un permis de vélo, ce sont bien eux. Et ça aiderait à renflouer les coffres municipaux. 

Jacques Henri, Gatineau