À vous la parole

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D’abord, le crucifix

Début septembre 1959, je venais d’arriver au Juvénat de La Ferme non loin d’Amos. Le directeur nous avait réunis pour annoncer la mort de Maurice Duplessis. 

Dans les années 1930, le Québec avait donné des terres aux Clercs de Saint-Viateur pour qu’ils dirigent une école d’agriculture. Duplessis a financé la construction du Séminaire et de l’École normale d’Amos. Il a fait de même ailleurs au Québec. En retour, les évêques louangeaient le premier ministre. Le crucifix accroché par Duplessis à l’Assemblée nationale a béni cette union de l’Église et de l’État. 

Si la CAQ voulait ritualiser sa loi sur la laïcité, elle ne pouvait mieux trouver que de décrocher ce crucifix et de l’exposer ailleurs dans un présentoir patrimonial.

Pascal Barrette, Ottawa

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L’aide au Mozambique

Le désastre au Mozambique. Des centaines de morts, blessés, disparus, des milliers de sans-abri, infrastructure démolie, suite au désastreux cyclone qui a déferlé sur ce pays déjà tant éprouvé. Page 6, 7, de nos journaux, une seule mention dans les téléjournaux. Qu’est-ce qu’on s’en fout, ce ne sont que des Africains, après tout. Cette attitude est la même adoptée par notre gouvernement qui, honteusement, contribuera 3,5 millions $ en aide au Mozambique. 

On dépense plus pour réparer nos routes du dégel. Quelle honte. 

Jacques Dufault, Orléans

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Kettle, une non-solution

L’île Kettle a été donnée en 2007 par Bowater à la Société de conservation pour la nature du Canada, qui en a fait une aire protégée. Cette société ne permettra jamais de pont.

Cette île contient plusieurs milieux humides, ce qui fait qu’elle regorge de moustiques et malgré la nuisance réelle que cela occasionne au voisinage, elle interdit tout épandage de produit écologique pour protéger le petit blongios, un oiseau aquatique déclaré « vulnérable ».

Suzette Dault, Gatineau

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LA QUESTION DU JOUR

Phase 2 du train léger à Ottawa : doit-on faire pression sur le vérificateur général pour qu’il enquête ?

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