À vous la parole

Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à editorial@ledroit.com. Ne seront publiées que les lettres portant les nom, prénom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur. Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront.

Je suis fier de nos origines

Mme Guitard,  

J’ai été très surpris de lire que vous me reprochiez, à titre d’ancien maire, de m’opposer à la citation patrimoniale du quartier du Musée, alors que Gilles Desjardins a donné son appui public. (Tristesse et colère, Le Droit, 21 mai 2018) Je suis très fier de nos origines, de notre histoire et de notre ville. Je crois fermement que nous avons le devoir de les mettre en valeur, comme je l’avais fait pour le château d’eau, la Filature et la Fonderie. Je ne pense pas que de construire des bâtiments emblématiques surplombant la ville signifie « la fin de tout le quartier », tout au contraire. Je crois, comme Gilles Desjardins, que si on met de l’avant une citation patrimoniale ouverte, moderne et flexible, ces nouveaux bâtiments pourront servir de levier à la mise en valeur du quartier et du centre-ville. Il est révolu le temps du patrimoine comme objet-relique. Donnons-lui un sens, une vie et une pérennité. Je me permets de vous inviter à réfléchir avec nous, en toute ouverture, à la meilleure façon de concilier nos objectifs.

Yves Ducharme,  ancien maire de Gatineau et conseiller spécial de BRIGIL


L’attrait du patrimoine

Dans Le Droit du 19 mai, Luc Robert, de Gatineau, exprime son soutien aux visées de Brigil en invoquant que les immeubles patrimoniaux revêtent, en fait, peu d’intérêt pour les touristes en raison de leur omniprésence dans les villes. Au contraire! Car s’il en existe encore partout, c’est justement parce qu’on est conscient de l’attrait qu’ils constituent, autant pour les touristes que les résidents. Exemple notable, le Somerset Village, à Ottawa, entre les rues Bank et O’Connor, coin de rue jalonné de superbes maisons victoriennes où maints restaurateurs ont pignon sur rue. On va s’y repaître, bien sûr, mais si ce n’était du cachet de ces maisons anciennes et de l’atmosphère qui s’en dégage, la sortie perdrait beaucoup de son intérêt. Bref, bien que peu de touristes, effectivement, ne visitent Ottawa pour consciemment admirer l’attrait patrimonial du Château Laurier, l’intérêt récréo-touristique en cause relevant d’un niveau d’affectivité supérieur, le fait d’ériger des tours de 35 et 55 étages à proximité ne pourrait faire autrement que d’entraver l’agrément que procure à tous cet aspect incontournable d’une ville qui se veut accueillante.

Jean-Charles Merleau, Gatineau

------------------------------------------

LA QUESTION DU JOUR

Que pensez-vous de la nouvelle oeuvre d’art public qui sera installée devant la Maison du citoyen à Gatineau ?

Faites-nous le savoir à editorial@ledroit.com.