Jean-François Roberge, ministre québécois de l’Éducation

10 raisons de s’opposer à la réforme Roberge

Voici 10 raisons de s’opposer au projet de loi 40 du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui désire abolir les commissions scolaires pour les remplacer par des centres de service...

1- Centralisation des pouvoirs à Québec

Lorsqu’on analyse à fond le projet de loi, on constate que le ministre de l’Éducation s’approprie plein de nouveaux pouvoirs.

2- Discrimination envers les francophones

Seulement les anglophones pourront élire démocratiquement leurs représentants scolaires.

3- Recul pour la démocratie

L’éducation est un bien public, elle concerne tous les citoyens et non pas seulement un regroupement de parents.

4- Violation du principe « pas de taxation sans représentation »

Un principe en démocratie, seulement les représentants élus démocratiquement peuvent légalement imposer des taxes (scolaires).

5- Des conflits d’intérêts assurés

Différents groupes d’intérêts seront appelés à siéger au niveau du conseil d’administration du centre de service et ils n’auront pas comme priorité le bien commun et la réussite des élèves.

6- L’illusion de l’autonomie des écoles

Les établissements scolaires n’auront pas plus d’autonomie. De nombreuses directives viendront directement des fonctionnaires à Québec. Les directeurs et directrices d’école verront leur tâche administrative augmenter au détriment de leur rôle de leader pédagogique.

7- Perte d’influence des parents

Il n’y aura plus de parent représentant les élèves HDAA (handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage) au niveau du conseil d’administration. Il n’y aura plus de lien avec les conseils d’établissement et le nouveau conseil d’administration.

8- Une perte de temps, d’énergie et d’argent

Les coûts administratifs (changement de logo, changements de politique, protocoles, papeterie, ajout du personnel, nouveau rôle de la direction générale, etc.) vont engendrer d’énormes dépenses. Les gestionnaires travaillant à mettre en place la réforme proposée vont devoir négliger la réussite des élèves.

9- Perte de pouvoir politique pour les régions

Avec le projet de loi, le porte-parole de la commission scolaire sera un fonctionnaire. Il n’y aura plus de politicien scolaire pour défendre, face au gouvernement, les intérêts et les besoins des régions (nouvelles écoles).

10- Les petites écoles et les milieux ruraux se videront

Le projet de loi permet aux parents d’inscrire leurs enfants dans un autre centre de service. Plusieurs parents vont donc choisir les établissements scolaires dans les grands centres.

En conclusion, les enseignants sont les principaux acteurs en éducation et ils ne sont aucunement favorables à ce projet de loi. Selon eux, « il n’y a rien dans ce projet de loi qui favorise la réussite des élèves ».

On a connu les ratés de la réforme Barrette en santé et on ne veut pas vivre la même situation en éducation avec la réforme Roberge. S’il y a un problème de participation aux élections scolaires, il existe des solutions qui ne détruisent pas le système actuel : des élections simultanées scolaires et municipales comme en Ontario et le vote électronique. Cela pourrait régler efficacement le faible taux de participation aux élections scolaires.

Claude Beaulieu,

Président,

Commission scolaire des Draveurs