Point de vue

Le régime public de soins dentaires importe-t-il?

À la veille du dernier débat de la campagne électorale 2018, nous invitons les chefs des partis politiques qui aspirent aux plus hautes fonctions de l’État à se prononcer sur leur vision du régime public de soins dentaires, lequel a permis d’améliorer considérablement la santé buccodentaire des Québécois depuis les années 70.

Malheureusement, les réductions successives des services couverts par le régime et le refus systématique des gouvernements de tenir compte de l’évolution des technologies en dentisterie font que ce régime, déjà bien mince, est maintenant désuet.

Or, le contrat du gouvernement avec les dentistes couvrant les soins donnés aux enfants de moins de 10 ans et aux prestataires d’une aide financière de dernier recours et les personnes à leur charge est échu depuis le 1er avril 2015. Cela signifie que, pendant les trois dernières années, le gouvernement n’a pas considéré que le régime public de soins dentaires était suffisamment important pour renouveler cette entente.

Depuis 2015, le gouvernement n’a fait aucune proposition pour améliorer la couverture et la qualité des services. Il est pour le moins ironique que le Parti libéral du Québec propose maintenant de bonifier le régime actuel en couvrant les enfants de 16 ans et moins et les aînés à faible revenu, alors qu’il a rejeté du revers de la main toutes les demandes proposées par l’ACDQ.

Outre Québec Solidaire, qui propose une couverture universelle des soins dentaires, le silence du Parti québécois et de la Coalition Avenir Québec est inquiétant pour les parents, les aînés et les plus démunis. La présente élection doit être pour tous les partis l’occasion d’exprimer clairement leurs intentions quant à la couverture et au financement des soins buccodentaires. Ils répondraient ainsi à une préoccupation majeure des électeurs et électrices.

Depuis toujours, les partis politiques prennent des engagements en campagne électorale. Cependant, depuis 1982, la couverture des soins dentaires n’a pas cessé de s’effriter. Prenons l’exemple de la prévention, non couverte pour les enfants de moins de 10 ans assurés par le régime, alors que nous savons qu’elle peut diminuer les coûts et améliorer la santé buccodentaire. Est-ce que, au-delà de la rhétorique électorale, la santé buccodentaire des Québécois est importante pour nos politiciens?

Pour la santé buccodentaire des Québécois et l’avenir du régime public, nous invitons nos politiciens à répondre «présents!».

Serge Langlois, président de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec

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Hommage à Jacques De Courville Nicol

Le 31 août dernier, Jacques De Courville Nicol, ardent défenseur de la cause franco-ontarienne, nous quittait. Toute sa vie, Jacques a travaillé non seulement à l’avancement de la langue française, mais aussi à l’avancement des arts et de la culture franco-ontarienne. C’est en grande partie à Jacques que nous devons la survie de la Concentration Arts De La Salle, programme de formation artistique spécialisé de niveau secondaire pour les jeunes adolescentes et adolescents franco-ontariens. Grâce à la Fondation ARTES, dont il a été le président pendant plusieurs années, il a veillé au grain et a permis au Centre de traverser les moments les plus difficiles. C’est d’ailleurs lui qui a été l’instigateur du changement de nom de la Concentration Arts De La Salle pour le « Centre d’excellence artistique », maintenant reconnu comme « Le Centre d’excellence artistique de l’Ontario ». Les anciens du Centre qui sont devenus artistes professionnels et ceux qui y sont présentement inscrits lui doivent beaucoup. Nous retiendrons de Jacques De Courville Nicol, son engagement, son dévouement, sa ténacité à défendre les causes qui lui tenaient à cœur et sa contagieuse joie de vivre. Il va beaucoup nous manquer.

Jean-Claude Bergeron, Ottawa, fondateur du Centre d’excellence artistique de l’Ontario

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Ours en milieu urbain: évitable?

OPINION / Dans les deux dernières semaines, les ours se sont retrouvés fréquemment dans les nouvelles et, durant cette période, leur présence a été signalée plus de 60 fois auprès des autorités de la région. Alors que dans plusieurs cas, ils n’ont pas été repérés par les services de police de la Ville de Gatineau, dans d’autres, ils ont pu être capturés puis libérés en nature. Toutefois, par malchance, un de ces ursidés a dû être abattu après avoir reçu des blessures sévères des suites d’une collision avec une voiture.

Les ours génèrent tout un émoi en ville, alors qu’un terrain de golf a été évacué pendant plusieurs heures et des mesures de sécurité préventives instaurées dans les écoles. De plus, de nombreux avis ont été émis pour limiter les risques de conflit entre les citoyens et les ursidés.

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Message à un futur immigrant

OPINION / Cher futur immigrant, Je me permets de t’informer de la situation au Québec. Tu ne le sais certainement pas, mais figure-toi que tu es présentement la star ici. On ne parle que de toi. À la télé, à la radio, dans les médias sociaux tu es le principal sujet. Tout le monde veut t’accueillir dans les meilleures conditions. Sais-tu que lors du débat des chefs, un point t’était spécialement réservé? Ils ont tous fait le même constat, les conditions optimales ne sont pas réunies pour t’accueillir.

Ne t’en fais pas, ils ont tous fait des vœux pieux et dans quatre ans, ils vont les renouveler.

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Ouais, ça coince !

Excellente observation de la correspondante Anne Desjardins (« 30 minutes, tous les soirs », Le Droit, 18 septembre) quant au trajet du Rapibus 200 sur le boulevard des Allumettières. 

Le scénario se répète soir après soir après soir. 

Cette portion du trajet, jusqu’au goulot d’étranglement à la jonction de l’autoroute 50, suffit à elle seule à rallonger inutilement le temps de déplacement. 

Il est temps que la STO agisse, et ça presse.

Simon Forgues, Gatineau

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La réinitialisation de cette élection

Nous avons constaté un mouvement hors de l’ordinaire dans nos sondages au cours du week-end dernier. Pas étonnant que les commentaires des analystes de la campagne électorale aient porté ces derniers jours sur le comportement de M. Legault et sur les changements importants observés dans les chiffres du BAROMÈTRE ÉLECTIONS 2018 compilés par Recherche Mainstreet pour le compte de Groupe Capitales Médias.

Il est clair que depuis jeudi soir dernier, le soutien à l’égard de la CAQ diminue. Ces appuis perdus sont allés à la fois au PQ et à QS. Rien n’est allé aux libéraux qui conservent plus ou moins les mêmes intentions de vote depuis le lancement de la campagne.

Si les élections avaient lieu aujourd'hui, la CAQ serait toujours gagnante en raison de ses fortes positions dans les banlieues de Montréal, à Québec et en région. La bonne répartition géographique du vote caquiste rend ce vote efficace et rend donc la formation du chef François Legault très difficile à battre.

J'ai déjà parlé des 72% de personnes qui nous disent vouloir un changement. Ce nombre est resté solide et constant depuis le début des élections. Y a-t-il quelque chose qui puisse affecter ce chiffre ? Le désir de changement continuera-t-il d'être la principale préoccupation des Québécois et, dans l'affirmative, se rallieront-ils au parti qui, selon eux, a les meilleures chances de vaincre les libéraux ? Ou continueront-ils à fragmenter ce vote de changement ?

À cet égard, il nous faut maintenant surveiller le Parti québécois très attentivement. Si son soutien continue de croître avec celui de QS, comment cela affectera-t-il ces 72% ? Le PQ pourra-t-il ou peut-il gagner suffisamment de soutien pour menacer la CAQ ? Qu'en est-il de Québec Solidaire ? Les troupes de Manon Massé peuvent-elles conserver suffisamment de « vote progressif » pour empêcher les chiffres du PQ de monter vraiment ?

À l'heure actuelle, le total des intentions de votes accordés au PQ et à QS représente presque 40%. S'il y a un gouvernement minoritaire, l'un de ces partis pourrait-il avoir la balance du pouvoir à l’Assemblée nationale ? Est-ce cela que les Québécois veulent voir ? Comment une telle dynamique pourrait-elle affecter le choix des électeurs au cours des deux dernières semaines ?

Si vous avez suivi le BAROMÈTRE de près, vous devriez maintenant commencer à regarder attentivement les tableaux liés au second choix. Pour les électeurs de la CAQ,

leur deuxième choix, c’est d’abord et avant tout le PQ. Pour les électeurs du PQ, il y a plutôt une répartition égale entre le CAQ et le QS.

Ces changements dans les intentions de vote des électeurs vont certainement affecter les deux derniers débats, en particulier le deuxième débat français, jeudi. François Legault doit faire tout ce qu'il peut pour amener les échanges vers des sujets où il est plus à l'aise. Jean-François Lisée doit, lui, essayer de maintenir et de développer l'élan amorcé avec le premier débat.

Pour sa part, Philippe Couillard doit essayer de trouver un moyen de faire passer le PLQ au-delà de la barre des 28% où ses troupes sont coincées depuis le début. Enfin, Manon Massé doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour consolider les modestes gains réalisés par QS et espérer qu'ils se traduiront en sièges le 1er octobre. Cela peut être plus difficile que prévu, car leurs principales batailles se déroulent dans plusieurs circonscriptions où le PQ fait aussi bonne figure. Or si le PQ prend de la force, ça peut difficilement avantager les solidaires.

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Un débat, sept candidats

J’ai assisté le 12 septembre à un débat organisé par Équité Outaouais. Trois candidats m’ont impressionnée : la candidate de la CAQ par sa fraîcheur et sa détermination, Benoît Renaud, un fier résistant de Québec solidaire. Sans aucun doute, Marysa Nadeau, du Parti québécois, brilla par la maîtrise incontestable des dossiers ; éducation, santé, environnement, justice sociale et économie. J’insiste en particulier sur l’environnement soit, refuser tout nouveau projet d’hydrocarbure et retirer graduellement les permis d’exploration et d’exploitation. Par souci du bien-être de notre descendance, pour la santé de nos cours d’eau et de l’air, voilà où je porterai ma confiance. 

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau

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Les coûts débordent !

Une fois de plus la Ville de Gatineau est incapable de présenter aux citoyens un projet bien planifié avec des prévisions budgétaires sérieuses. Personne n’a pensé aux milieux humides sur lesquels doit être construit le futur aréna Robert-Guertin, sauf le maire qui le savait. Pourquoi n’en a-t-il pas tenu compte au départ ? Bilan : 675 000 $ d’amende plus 1,3 million $ avec la perte de la garantie du prix négocié avec VMSO, soit 1,975 million $ gaspillé. Le maire nous informe aussi que le coût du stationnement municipal étagé n’est pas précisé ! Attendons-nous à une nouvelle surprise onéreuse.

Ne cherchons pas les coupables. Ils sont introuvables ou protégés mais nous savons par contre qui payera pour ce manque d’efficience. 

Bernard LeCoin, Gatineau


Manque de transparence

Pourquoi les gens ont-ils décroché des Sénateurs ? La rumeur étant que nous sommes passés de  8000 billets de saison à 4000. J’ai été détenteur de billets de saison depuis le début. En mars 2018, j’ai décroché. 

Je ne pense pas que de contribuer à une reconstruction est la raison pour laquelle ces derniers quittent le bateau car nous y sommes habitués. En décembre, Eugene Melnik a brandi la menace de quitter à la Rod Bryden. Cette semaine, il affirme que les Sénateurs sont ici pour rester. Qui croire ? Melnik de décembre ou celui de septembre ?

La culture part d’en haut. Pierre Dorion affirme en mars qu’ils feraient une offre à Erik Karlsson, qu’on essaierait de le signer. Mais en février, le plan de reconstruction était tracé et Karlsson n’en faisait plus partie. Les partisans se sentent certainement dupés. Surprise, il est échangé. 

Les Sénateurs doivent arrêter de manipuler leurs partisans. La stratégie pour les ramener n’est que de la poudre aux yeux. On embauche un expert afin d’améliorer davantage l’embrouillement de la transparence. La solution devrait plutôt être la mise en place d’une bonne gouvernance en commençant par l’adoption de la transparence. Les Sénateurs seraient surpris de voir comment cela pourrait ramener leur armée.

Daniel Dubé, Gatineau

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Ciel et Terre aux Québécois

Comment dire? Comment exprimer mon sentiment face à cette province-soeur que j’aime tant, qui reste mon soleil rempli d’espoir en dépit du fait qu’elle me frustre et m’impatiente quasi quotidiennement.

Voici la Belle Province en pleine campagne électorale. Je lis, écoute des politiciens qui, au lieu de raisonner, résonnent. Dans cette missive, je me limiterai à cette région abandonnée par Québec depuis des décennies et par tous ces partis politiques qui n’ont fait que lui tourner le dos. Je mentionnerai cependant cette  exception qui confirme la règle, c’est-à-dire le Parti québécois et son valeureux député de Gatineau, le regretté Jean Alfred, qui a obtenu au siècle passé l’Hôpital de Gatineau.

Depuis ce temps, quasi zéro. 

On voit aujourd’hui politiciens de toutes trempes promettre ciel et terre aux Gatinois. Même les candidats libéraux qui, et on le sait, n’ont «jamais livré la marchandise.» 

Le mot d’ordre au Parlement de Québec semble être : «Vous avez choisi de vivre dans l’ombre d’Ottawa, eh bien, allez vous y faire soigner, éduquer, et empruntez la 417 pour vous rendre à Montréal. Et puis, on ne paie pas  l’écart entre les honoraires des médecins ontariens et ceux fixés par Québec, débrouillez-vous, payez-les. Et de plus, vous exagérez, vous osez demander une machine IRM pour l’hôpital de Gatineau. Quel culot! Et ce sera quoi après, réduire le temps d’attente aux urgences qui ne se chiffre qu’à 36 heures et plus?»

Je veux bien qu’on dépanne nos voisins québécois quant aux soins d’urgence de santé. Normal, car nous sommes tous Canadiens et on a le devoir de s’entraider. Mais rendre cette situation permanente en privant les gens de l’Outaouais des soins qu’ils méritent, de leur faire payer la différence de leur poche, pour se faire dire par le ministre de la Santé Barrette que tout va bien en Outaouais, que le système s’améliore, et qu’ils sont arrogants ces gens deGatineau de toujours se plaindre.

Pensons-y, en 2018, un hôpital de ville majeure, celui de Hull, qui n’est même pas climatisé. Imaginons, suivant un été record chaleur/humidité, l’inconfort des patients et personnel traitant. Imaginez des hôpitaux en manque de médecins, de chirurgiens et spécialistes, forçant les citoyens à se déplacer à Montréal à leurs frais ou à Ottawa, ajoutant aux listes d’attente de nous, les Ontariens qui déjà endurons des mois d’attente pour une chirurgie, pour un IRM ou  autre soin non disponible en Outaouais. Oui, on a des gens devant nous «pas d’ici» qui prolongent notre temps d’attente. Attention, car je vois venir les réactions outragées. Je ne blâme d’aucune façon ces gens-là, bien au contraire.

Je blâme plutôt Québec qui ignore ses contribuables de l’Outaouais. Je blâme surtout les députés libéraux de l’ouest du Québec qui n’ont rien fait pour leur région, ces élus automatiques qui se croisent les doigts, aucun d’entre eux n’ayant le courage d’affronter le pouvoir afin d’exiger la juste part  pour l’Outaouais.

Si j’étais de cette belle région de l’autre côté de la rivière des Outaouais, je deviendrais séparatiste, c’est sûr. Mais, séparatiste comme les autres? Non, je voudrais me séparer du Québec, me joindre à Ottawa et devenir  Ontarien, un point c’est tout.

L'auteur du texte est Jacques Dufault d'Orléans.

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Encore oubliées, les archives de l’Outaouais?

Depuis des décennies en Outaouais, les archives et le patrimoine sont sous-financés et oubliés!

Dans son mémoire de 2016, le Réseau patrimoine Gatineau et de l’Outaouais nous apprend que le gouvernement du Québec dépensait 1,79 $ par habitant en Outaouais pour les archives régionales, le patrimoine et les musées, soit 0,2 % du montant total pour tout le Québec! 

La même année, le gouvernement du Québec dépensait 15,20 $ par habitant en Estrie et 16,28 $ par habitant en Mauricie dans ce même secteur d’activité, des régions pourtant comparables à l’Outaouais. La moyenne provinciale dans ce domaine est de 28,95 $ par habitant!

Le Centre régional d'archives de l’Outaouais souffre des coupures infligées ces dernières années qui s’ajoutent au sous-financement chronique dans le domaine des archives et du patrimoine dans la région. 

En cet automne électoral, je souhaite en appeler aux candidats pour qu’ils se prononcent et s’engagent à soutenir adéquatement les archives afin que l’Outaouais soit traitée, à juste titre, comme toutes les régions du Québec et que nous puissions accomplir efficacement la mission du CRAO qui est de recueillir, traiter et diffuser les archives des gens de l’Outaouais. 

Investir dans les archives régionales de l’Outaouais est une responsabilité de l’État pour éclairer les générations futures. Les archives, c’est notre héritage à tous!

L'auteure du texte est Jacinthe Bélisle, présidente du Centre régional des archives de l’Outaouais.