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La fin d’Alexandra

Je crois que deux éléments dans cette annonce ont contribué à une réaction négative. (Pont Alexandra : la démolition provoque la stupéfaction à Gatineau, Le Droit, 19 mars 2019) Le premier élément est le manque, sinon l’absence de consultation. Démolir le pont qui fait partie du patrimoine de la région ? Le remplacer par quoi, quand ? Et que faire entre temps ? Ensuite, il y a la décision de confier le projet à la CCN. Pourquoi, et quel impact sur la gouvernance et sur l’imputabilité ? Le deuxième élément pour moi, ce sont les réactions de nos deux maires. Pas de vision et pas rassembleurs. De toute évidence, ni l’un ni l’autre n’est dans le coup. Il est dorénavant inévitable que le sixième (ou plutôt le cinquième) lien est essentiel. Trop de questions et pas de leadership.

Yves Vaillancourt, Gatineau

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Les promesses de lutte à la pauvreté restées lettres mortes

OPINION / Depuis que le gouvernement fédéral a mis un terme à la construction de logements à prix modique (HLM) en 1994, le parc de logements accessibles financièrement aux ménages à faible revenu qui ont des besoins impérieux est, depuis cette époque, quasi inexistant avec la conséquence que le phénomène de l’itinérance ne cesse d’augmenter partout dans l’ensemble du Canada.

En 2014, environ 2,3 millions de Canadiens ont déclaré qu’ils avaient déjà eu à vivre temporairement avec la famille, des amis, dans leur voiture ou n’importe où ailleurs, car ils n’avaient nulle part où aller. Plus de la moitié des personnes et des familles ayant vécu un épisode d’itinérance cachée ont vécu cette situation pour une période d’un mois à moins d’un an, tandis qu’environ une personne sur cinq a vécu cette situation pendant un an ou plus.

Loin de s’améliorer, l’on constate que cette situation s’accentue lorsque le marché du logement locatif fait face à des pénuries extrêmes comme la crise du logement que plusieurs centres urbains du Canada et du Québec ont vécu entre les années 2000 et 2005 et comme celle que nous avons amorcée à l’automne dernier à Gatineau et dans d’autres villes du Québec. 

Lors de la pénurie des années 2000, sans  vraiment s’attaquer au problème de fond et reprendre massivement les investissements dans le logement à prix modique, comme l’avait recommandé un comité de l’ONU suite à une critique sévère à l’égard de l’inaction des gouvernements d’Ottawa et de Québec en matière de logement, ces deux paliers de gouvernements avaient tout de même fini par adopter certaines mesures d’urgence pour soutenir le plus convenablement possible les ménages victimes de cette crise. Ces mesures permettaient d’offrir un hébergement d’urgence, du transport et de l’entreposage temporaire des biens meubles, du soutien communautaire et une aide financière sous forme de supplément au loyer pour aider ces ménages à se loger adéquatement et à prix modique dans des logements vacants du marché privé. Pour le moyen et le long terme, le gouvernement du Québec avait mis en place le programme AccèsLogis qui permettait la réalisation de 3000 unités de logement communautaire par année.

Avec l’arrivée de cette nouvelle pénurie, d’une ampleur sans précédent à Gatineau selon les termes du dernier rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement ainsi que celles constatées dans d’autres centres urbains du Canada et du Québec, nous aurions pu nous attendre à ce que les derniers budgets d’Ottawa et de Québec prévoient des mesures exceptionnelles à court, moyen et long terme pour aider adéquatement les ménages à faibles revenus sans logis ainsi que les organismes qui les soutiennent. 

Malheureusement, malgré le nombre de plus en plus important de ménages qui se retrouvent sans logis et le débordement des organismes de lutte à l’itinérance qui les soutiennent, aucune mesure d’urgence n’a été annoncée dans ces deux budgets pour aider adéquatement ces ménages victimes de cette crise. En ce qui a trait aux annonces pour la construction de nouvelles unités de logements véritablement à prix modique, c’est une vraie risée vis-à-vis l’ampleur des besoins que l’on constate sur le terrain.

Du côté du gouvernement fédéral, malgré l’adoption de la Stratégie nationale sur le logement du Canada, aucune somme d’argent n’est prévue dans le dernier budget Morneau pour la réalisation de nouvelles unités de logement à prix modique. Oui, une série de mesures pour améliorer la situation du logement de la classe moyenne, mais absolument rien pour les ménages pauvres et aucune bonification du programme de lutte à l’itinérance. 

À Québec, du côté du premier budget du gouvernement Legault, aucun financement pour le développement de nouveaux logements sociaux et communautaires, et ce pour les cinq prochaines années. Les sommes prévues au budget sont pour compléter des unités déjà annoncées dans les années passées dont le financement est basé sur des coûts de construction de 2009. Pour les réaliser, le budget alloue un montant de 350 millions $ sur cinq ans. À titre comparatif, les budgets antérieurs prévoyaient habituellement des investissements de 250 millions par année. Cette année, alors que la crise du logement sévit de façon importante, c’est un très maigre 13,5 millions $ qui vont être affectés pour la réalisation de logements coopératifs et sans but lucratif, alors que Québec a encaissé des surplus budgétaires de 5 milliards $ en 2018-2019. À court terme, mis à part 30 nouvelles unités de suppléments au loyer dans le marché privé pour des personnes actuellement en situation d’itinérance (dans tout le Québec), par rapport à 1200 l’an dernier, aucune somme d’argent n’est prévue pour la mise en place de mesures d’urgence comme dans les années 2000. 

Dans sa Stratégie nationale sur le logement du Canada, le gouvernement fédéral reconnait formellement que tous les Canadiens méritent d’avoir accès à un logement sûr,  abordable et répondant à leurs besoins. Dans sa Politique nationale de lutte à l’itinérance, le gouvernement du Québec va encore plus loin en y stipulant qu’au Québec toute personne à droit à un logement suffisant tout en mentionnant que ce droit ne doit pas être interprété au sens étroit d’avoir « un toit au-dessus de sa tête », mais comme un lieu où l’on puisse y vivre selon sa capacité de payer, en sécurité, dans la paix et la dignité. 

À la lumière des dernières annonces budgétaires des gouvernements Trudeau et Legault, il est  évident que les bottines n’ont vraiment pas encore suivi les babines et que les multiples promesses vis-à-vis la lutte à la pauvreté et à l’itinérance demeurent, malheureusement, encore un leurre pour tous ceux et celles qui fondaient beaucoup d’espoir à l’égard des engagements gouvernementaux. En 2015, un sondage CROP, réalisé pour le quotidien La Presse, a révélé que le projet politique qui faisait le plus rêver les Québécois était l’élimination de la pauvreté. De toute évidence, mis à part les sensibilités douteuses de la période des Fêtes à l’égard de la pauvreté, nous devons constater que ce rêve vis-à-vis l’élimination de ce phénomène n’est qu’une très lointaine préoccupation pour les élus et l’élite en général.

L’auteur est le coordonnateur de l’organisme Logemen’occupe, François Roy.

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Parlons du budget en Ontario

Dans les 450 écoles de langue française en Ontario, les arts, le leadership jeunesse et la culture sont de puissants outils de construction identitaire et d’animation culturelle. 

Ces axes d’intervention, ainsi que la politique d’aménagement linguistique, incarnent les raisons d’être du système spécifique aux francophones. 

Si on en venait à sabrer dans ces dépenses, on couperait dans l’estime et le bien-être des enfants et surtout dans la pérennité de l’identité même de notre pays, rien de moins. 

N’oublions pas que les 742 000 Franco-Ontariens, souvent réduits dans les calculs pour son pourcentage de 4 %, représentent l’équivalent de la population totale de Terre-Neuve, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nunavut, des TNO et du Yukon tous additionnés ensemble ! 

Dans le contexte exponentiel de mondialisation dans lequel nous vivons, comme le français est la 3e langue des affaires sur la planète et la 2e langue seconde la plus enseignée, outillons-nous encore plus fort pour parler affaires avec plus de 80 pays... en français ! Continuons à partager ces faits ainsi que la beauté de notre langue et notre culture franco-ontarienne avec les millions d’anglophones et de francophiles déjà convaincus... 

Et surtout avec les autres moins renseignés qui ont « Tant à découvrir » !

Félix Saint-Denis, Embrun


Engorgements à venir

Avec toutes les nouvelles concernant la réparation, la construction et la fermeture des ponts de la région, il est à espérer que le gros bon sens sera utilisé pour régler les engorgements certains qui nous attendent pour la fin du printemps et l’été à venir. 

La plus simple des solutions serait d’ouvrir les deux voies du pont Champlain à toutes les voitures et d’oublier le covoiturage. 

De toute façon, plus de la moitié des voitures ne respectent pas la signalisation. 

Une idée de génie serait de laisser les voitures qui désirent tourner à gauche au bout du pont, le loisir d’utiliser la voie du centre.

Annik Parent, Gatineau

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Un pont, sinon deux ?

Le Grand Gatineau, suite à la fusion des municipalités de Masson-Angers, Buckingham, Gatineau, Hull et Aylmer, se retrouve aujourd’hui avec un territoire aussi étendu que la ville de Montréal, entouré par les municipalités de Val-des-Monts, Wakefield, Cantley, Chelsea, et le Pontiac. Les résidents de tout ce territoire convergent quotidiennement vers le centre-ville de Gatineau et d’Ottawa, en empruntant l’un ou l’autre des cinq ponts situés dans le secteur Hull, à l’intérieur d’un corridor de 2 kilomètres, véritable goulot d’étranglement. Les villes de Gatineau et d’Ottawa semblent obsédées par le transport en commun, comme si les routes ne servaient qu’aux heures de pointe, alors qu’une route d’évitement des centres-villes par la construction non seulement d’un pont à l’Est, mais aussi d’un pont à l’Ouest, réglerait une bonne partie de la congestion et faciliterait le transport en périphérie en tout temps. De plus, il y aurait une opportunité exceptionnelle pour l’Aéroport de Gatineau d’accueillir d’une part un transporteur aérien, et d’autre part, d’inviter les députés fédéraux, revenant de leurs circonscriptions respectives vers le parlement lors des sessions, d’éviter la congestion de l’aéroport d’Ottawa en atterrissant à Gatineau et en utilisant un service de navettes qui feraient le trajet Aéroport de Gatineau-centre-ville d’Ottawa facilement et rapidement en utilisant le nouveau pont de l’Est.

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Laissés-pour-compte dans le budget fédéral

OPINION / À Mélanie Joly, ministre du Tourisme des Langues officielles et de la Francophonie, À Pablo Rodriguez, ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme,

L’Association de la presse francophone (APF) et Quebec Community Newspapers Association (QCNA) attendaient le dépôt du Budget 2019 du gouvernement fédéral avec beaucoup d’espoir. Depuis 2016, l’APF et QCNA ont partagé leurs attentes avec le gouvernement afin que les journaux de nos communautés de langues officielles en situation minoritaire (CLOSM) puissent continuer de protéger la démocratie et servir l’intérêt public au sein de leurs communautés respectives.

Les mesures proposées dans votre budget pour le Soutien au journalisme canadien démontrent que le gouvernement n’a pas tenu compte des journaux canadiens les plus vulnérables, ceux qui desservent les CLOSM dans les 10 provinces et 3 territoires du Canada. Les critères d’admissibilité proposés pour une organisation journalistique canadienne admissible ne tiennent pas compte des besoins et des réalités des plus petits journaux. 

En raison des décisions prises par le gouvernement fédéral dans la dernière décennie, notamment la quasi-disparition de la publicité fédérale dans les médias des communautés de langues officielles en situation minoritaire, la majorité de nos journaux ont été contraints d’adapter leur modèle d’affaires en diminuant le nombre de journalistes, Or, pour être admissible au crédit d’impôt, le média doit employer au moins deux journalistes à au moins 26 heures par semaine. Le média ne pourra pas non plus avoir accès au crédit d’impôt s’il bénéficie déjà d’une subvention du programme Aide aux éditeurs du Fonds du Canada pour les périodiques. Ces critères disqualifient plusieurs de nos journaux deux fois plutôt qu’une.

Pourtant, la partie VII de la Loi sur les langues officielles oblige les institutions fédérales à appliquer, lorsqu’ils développent des programmes et services, des critères qui tiennent compte des réalités et des besoins des communautés de langues officielles en situation minoritaire. 

Les médias communautaires jouent un rôle essentiel dans le développement et l’épanouissement de ces communautés et sont souvent la seule source d’information écrite de langues officielles en situation minoritaire de toute une province ou un territoire. Le rapport du Comité permanent du patrimoine canadien de juin 2017 en fait d’ailleurs éloquemment foi. Les conclusions du rapport final d’enquête du Commissariat aux langues officielles abondent dans le même sens. 

Si le Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023 nous proposait un certain appui pour mieux desservir les communautés de langues officielles en situation minoritaire en matière de journalisme civique, les mesures ne répondent que partiellement aux besoins criants de nos journaux, qui malgré leurs efforts soutenus n’arrivent pas à couvrir les pertes substantielles des dix dernières années.

À ce stade-ci, le statu quo n’est pas acceptable puisqu’il fera en sorte que les plus vulnérables seront moins bien servis et que certains de nos médias ne survivront pas. Nous communiquerons avec votre bureau dans les prochains jours afin d’obtenir une rencontre d’urgence afin d’identifier, avec vous, des solutions gagnantes pour veiller à ce que le gouvernement respecte ses obligations en vertu de la partie VII de la LLO et permette aux journaux communautaires de langues officielles en situation minoritaire de profiter des mesures positives de Soutien au journalisme canadien annoncées dans votre budget cette semaine.

Francis Sonier, président de l’Association de la presse francophone

Lily Ryan, présidente intérimaire de Quebec Community Newspapers Association

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Les cellulaires en salle de classe

Je suis certaine ne pas être le seul parent en faveur du retrait des téléphones cellulaires de la salle de classe. (Interdire le cellulaire ne règlera rien, Le Droit, 13 mars 2019) Dans une chronique suivant l’annonce du gouvernement de l’Ontario, M. Duquette disait que celui qui n’a jamais consulté son cellulaire au volant lance la première pierre. Justement, des lois l’interdisent parce que nous avons reconnu le danger de le faire. Comme il est dangereux, selon moi, de ne rien faire pour remettre un peu d’équilibre dans les salles de classe. C’est aussi une question de bon sens (il est impossible pour le cerveau de se concentrer à la fois sur la dernière vidéo sur YouTube et sur ce que dit l’enseignant) et une question de respect (qui n’a jamais pesté contre ce collègue qui ne cesse de vérifier ses messages pendant une réunion). Une fois la poussière retombée, l’enseignant qui veut l’utiliser comme outil d’apprentissage pourra certainement le faire à l’occasion. Mais l’interdiction générale fera en sorte que nos jeunes pourront, pendant quelques heures par jour, se détacher des médias sociaux pour se reconnecter au moment présent.

Natalie Lavigne, Ottawa


Pourquoi détruire notre Brooklyn Bridge ?

Bravo au Droit pour cette exclusivité au sujet de la démolition probable de notre vaillant et beau pont Alexandra ; du beau travail de journalisme. (Le pont Alexandra sera démoli, Le Droit, 18 mars 2019) Mais que c’est triste ! Qui a décidé ça ? New York démolirait-il son Brooklyn Bridge ? Le pont Interprovincial, Alexandra de son nom, a été construit en 1900. C’est NOTRE Brooklyn Bridge. Comment osent-ils ? Québec a gardé son pont et a construit le pont Pierre-Laporte juste à côté. Pourquoi ne pourrions-nous pas en faire de même ?

Jacques Dufault, Orléans

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Ne touchez pas à notre pont

C’est une grosse bombe qui vient de nous tomber dessus. (Pont Alexandra : la démolition provoque la stupéfaction à Gatineau, Le Droit, le 18 mars 2019) Quel mépris à l’égard de la population de Gatineau qui a appris lundi matin, par le journal Le Droit, que « le pont Alexandra sera démoli d’ici cinq à dix ans ». Le plus choquant, c’est d’apprendre que cette décision a été prise en catimini, sans aucune consultation auprès de la population. Pourtant, comme d’habitude, c’est la population de Gatineau qui écopera des inconvénients et des pertes énormes à la suite de cette décision. Ce pont nous appartient. Et nous voulons avoir notre mot à dire sur ce qu’il faut en faire. Notre préoccupation est qu’il soit sécuritaire. Le détruire n’a jamais effleuré nos esprits. Nous l’aimons à pied, à vélo ou en voiture, ce pont, qui nous donne une vue incomparable sur la rivière. Jamais un pont en béton ne pourra remplacer cela. D’ailleurs, la Tour Eiffel n’est-elle pas en métal ?

Rachel Gaudreau, Gatineau

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Des propos grossiers

Votre correspondant Gilles Perron de Lac Sainte-Marie a réussi à mettre son nom dans le journal pour défendre l’ancien premier ministre Brian Mulroney pour sa bévue monumentale envers la députée Amanda Simard. (Chercher des poux, Le Droit, 19 mars 2019) Qu’il ait été un grand premier ministre selon ses dires, ce qui n’est certes pas partagé par tous, n’excuse pas l’ancien premier ministre d’avoir été grossier envers une autre personne. Il est inexcusable qu’une personne de sa notoriété s’abaisse ainsi, même s’il a présenté des excuses. Ce n’est pas chercher des poux, c’est uniquement pour souligner que les gens, peu importe qui ils étaient ou sont devenus, doivent assumer leurs gestes et paroles. Qu’ils en subissent les conséquences.

Jacques Henri, Gatineau

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Mettre un frein définitif à la publicité destinée aux enfants

OPINION / J’étais très heureux de découvrir le Guide alimentaire canadien revu et amélioré. Entre autres, il met en garde contre la publicité alimentaire. Santé Canada a clairement indiqué que l’industrie n’a pas participé au processus de révision, laquelle exerce malheureusement une influence dans d’autres volets de la stratégie fédérale en matière de saine alimentation. De puissants lobbyistes font pression pour défendre leurs propres intérêts. Ils semblent avoir l’attention de notre Sénat puisqu’ils sont parvenus à repousser le vote définitif sur le projet de loi S-228, qui prévoit restreindre la publicité d’aliments et de boissons de faible qualité nutritive visant les enfants de 12 ans et moins. J’avais d’ailleurs écrit un article sur les arguments trompeurs qu’utilise l’industrie pour faire dérailler le projet de loi. En voici la suite.

Argument: Les aliments de faible qualité nutritive porteront la mention «malsain».

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La fin d’Alexandra

Les informations exclusives occupant les premières pages du Droit du 18 mars 2019 (Le pont Alexandra sera démoli) ressemblent beaucoup au lancement par Steven MacKinnon de sa campagne électorale et le retour de son obsession d’un sixième pont par l’île Kettle, son véritable phénix. Je tiens dès lors à sa disposition toutes les études des ingénieurs de la Commission de la capitale nationale qui ont démontré sans équivoque que le corridor Kettle était le moins bon de tous ceux envisagés, et cela même si la recommandation finale de la CCN n’avait pas tenu compte de ces études, pour des raisons à peine mystérieuses ! À noter que l’idée d’un sixième pont était acquise à l’époque et que si certains Gatinois influents ne s’étaient pas obstinés à vouloir absolument qu’il passe par l’île Kettle, ce nouveau pont serait sans doute déjà construit, mais à un endroit plus adéquat !

Roland Madou, Ottawa


Chercher des poux

Brian Mulroney a été un grand premier ministre et ne mérite pas ces commentaires pour avoir dit « petite fille ». (Mulroney regrette ses propos, Le Droit, 19 mars 2019) Franchement, le monde cherche des poux. Moi, ça me fatigue au plus haut point, ces commentaires de gens offusqués pour des riens, qui ne cherchent qu’à avoir leur nom dans le journal. Les gens en politique qui s’offusquent pour ces petites niaiseries ne mérite pas d’être là. Qu’ils changent de boulot.

Gilles Perron, Lac-Sainte-Marie


Le temps d’un 6e lien ?

Alors que l’on se prépare à fermer le pont Alexandra d’ici 5 à 10 ans, ne serait-ce pas encore plus logique que l’on considère sérieusement un 6e lien dans l’est d’Ottawa ? (Le pont Alexandra sera démoli, Le Droit, 18 mars 2019) C’est le temps de s’organiser.

Nicole C. Beauchamp, Ottawa


Merci au personnel de l’urgence

Merci au personnel de l’urgence de Gatineau, particulièrement aux employés des civières B, pour votre écoute et votre professionnalisme à l’endroit de ma tante Aline qui est décédée mardi dernier. Vous êtes vraiment une équipe de niveau « A ». Merci.

Marc Gauthier, Gatineau

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La francophonie aux creux des vagues

OPINION / La Journée internationale de la Francophonie, qui a lieu le 20 mars de chaque année, est célébrée avec ferveur par tous les locuteurs francophones et francophiles établis un peu partout sur les cinq continents, pour témoigner de la vitalité de la langue française et réaffirmer notre attachement aux valeurs véhiculées par cette langue, qui sont des valeurs fondées sur le respect de la démocratie, de l’État de droit, de la primauté du droit et des droits de la personne, qui nous unissent au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

La Journée internationale de la Francophonie, qui a lieu le 20 mars de chaque année, est célébrée avec ferveur par tous les locuteurs francophones et francophiles établis un peu partout sur les cinq continents, pour témoigner de la vitalité de la langue française et réaffirmer notre attachement aux valeurs véhiculées par cette langue, qui sont des valeurs fondées sur le respect de la démocratie, de l’État de droit, de la primauté du droit et des droits de la personne, qui nous unissent au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

La célébration de cette année prend une dimension toute particulière aussi bien au Canada que dans l’ensemble de l’espace francophone, en ce sens que, ici au Canada, elle coïncide avec le cinquantième anniversaire de l’adoption, en 1969, de la Loi sur les langues officielles. Et, à l’échelle internationale, les pays membres de la Francophonie s’apprêtent à célébrer avec faste, l’an prochain, le cinquantième anniversaire de la création de ce qui est aujourd’hui devenue l’OIF.

À mon avis, l’essentiel n’est pas tant de célébrer ces anniversaires mémorables, mais surtout de profiter de cette occasion pour faire le point des progrès réalisés au cours de cinq dernières décennies, tant au niveau national qu’international. En ce qui concerne la Loi sur les langues officielles spécialement, de faire le bilan global des efforts déployés par nos gouvernants pour la mise en œuvre effective de cette Loi, d’une part, et la contribution de chaque francophone du Canada à la vitalité de sa langue française, non seulement dans la sphère privée et familiale, mais aussi dans la sphère publique et professionnelle, d’autre part.

En effet, la Loi sur les langues officielles établit le français et l’anglais en tant que les deux langues officielles du Canada et prévoit le soutien aux minorités de langue française et de langue anglaise, disséminées à travers le Canada. Cette Loi établissait les bases de la protection et de la mise en valeur de la dualité linguistique au Canada, tout en reconnaissant le caractère officiel de ces deux langues au Canada et en leur accordant égalité de statut, de droits et de privilèges. Il est donc essentiel que, cinquante ans après, nous puissions souligner les avancées remarquables accomplies, mais également rappeler le chemin qui reste à parcourir en vue d’atteindre les objectifs de cette Loi.

Cet examen de conscience a toute sa raison d’être surtout en cette année cruciale où les droits linguistiques semblent durement malmenés dans certaines provinces du pays. On n’a qu’à penser notamment aux soubresauts qui ont récemment agité les communautés francophones en situation minoritaire à travers le pays, et plus particulièrement la communauté franco-ontarienne, avec l’annulation de son projet, très avancé, de la création d’une Université de langue française en Ontario qui devait s’ouvrir en 2020, ou encore à la grande déception de la communauté acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick, face à la décision d’annuler les IXes Jeux de la Francophonie prévus en 2021 à Moncton-Dieppe. Point n’est besoin de rappeler toutefois que la langue française est la langue fondatrice du Canada.

Il est plus que temps d’attirer expressément l’attention de nos deux paliers de gouvernements respectifs sur la nécessité de promouvoir la dualité linguistique, de garantir les droits linguistiques et de protéger les droits des minorités, conformément à la Charte canadienne des droits et libertés; de dépoussiérer la Loi sur les langues officielles pour l’adapter aux nouvelles réalités du moment afin qu’elle continue à répondre aux besoins actuels et futurs des Canadiens de tous les horizons et de tous les coins du pays.

Une chose est sûre, la population canadienne s’agrandit et se diversifie davantage, ce qui accroît en même temps le besoin et la nécessité, non seulement de veiller à ce que les droits de chacun soient bien définis, reconnus, protégés et pleinement respectés sans distinction aucune, mais également de trouver des points communs sur les valeurs démocratiques fondamentales que nous partageons tous, pour assurer un vivre ensemble harmonieux fondé sur une meilleure connaissance de l’Autre.

Que dire de la Francophonie internationale?

L’OIF est une organisation intergouvernementale internationale qui a pour mission essentielle de promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique. Depuis des années, elle mène, entre autres, des actions en faveur de la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de la personne. Ces valeurs fondamentales constituent le socle sur lequel s’est construite l’action de cette Organisation.

Les Canadiens sont naturellement attachés aux principes de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit. Et, le Canada a toujours accordé beaucoup d’importance aux actions menées par l’Organisation dans ces domaines, ce qui justifie d’ailleurs sa contribution énorme au budget annuel de l’OIF pour son bon fonctionnement. Notre souhait le plus cher, en tant que francophone, est que le Canada redouble de vigilance à ce que les missions essentielles de promotion de la démocratie, de l’État de droit et des droits de la personne ne soient marginalisées dans la perspective d’une restructuration possible des mandats de l’Organisation.

En effet, ce qui rend la Francophonie plus attractive et suscite une large adhésion de nombreux États et gouvernements, qui n’ont rien commun avec la langue française, c’est sa force de cohésion, ses liens de coopération, mais aussi les valeurs qu’elle véhicule et la diversité des perspectives qu’elle a su conjuguer tout au long de sa trajectoire et qui font d’elle aujourd’hui l’une des organisations internationales sérieuses aux yeux du monde extérieur. C’est donc une plus-value qui mérite d’être préservée à tout prix.

À toutes fins utiles, chaque Canadien, soit-il francophone ou francophile, dont la vie est empreinte de la langue française et des valeurs francophones, devrait naturellement être appelé à contribuer à sa manière, à la promotion de la langue française et à la vitalité de notre francophonie nationale et internationale.

L'auteur du texte est Isidore Kwandja Ngembo, politologue d'Ottawa