« L’impact sur les bâtiments touchés est le même, qu’il s’agisse d’un projet de trois étages ou de Place des peuples », souligne Gilles Desjardins.

Un rêve qui mérite un dialogue franc et ouvert

En réaction à « Un virage qui doit se poursuivre » (Le Droit, 2 novembre)

Chers concitoyens, j’ai un grand respect pour les acteurs et actrices de la scène politique, tant au municipal qu’au provincial ou au fédéral.

Ce sont des hommes et des femmes qui ont le courage de leurs convictions.

À l’image de mes concitoyens engagés en politique, ce sont aussi mes convictions qui nourrissent mes engagements.

Je me suis engagé au nom d’un rêve : bâtir une qualité de vie, bâtir mon entreprise et redonner à ma communauté, pour que tous soient fiers de vivre dans un Gatineau moderne et prospère.

Lorsque l’on croit en ses rêves, on accepte difficilement de se faire dire non sans raison, sans que les experts aient eu le temps d’analyser les dossiers et sans que la population n’ait eu à se prononcer.

Je l’ai dit et je le répète : je ne suis pas le seul à décider, et le maire sortant non plus. La décision revient aux experts de la ville et à la population. 

Le refus catégorique du maire sortant, ses intimidations vigoureuses face au projet auront un impact sur l’objectivité des employés de la ville. Le projet de citation patrimoniale est une autre manœuvre de blocage. La désinformation au sujet des bâtiments touchés est aussi un enjeu qui confond la population.

L’impact sur les bâtiments touchés est le même, qu’il s’agisse d’un projet de trois étages ou de Place des peuples. Les cinq bâtiments touchés par le projet n’ont aucune valeur patrimoniale importante selon les registres de la ville.

Le manque d’ouverture du maire sortant à ne pas vouloir tenir compte des sondages scientifiques qui prouvent qu’une majorité de citoyens est favorable au projet et de ne pas vouloir tenir compte des études et documents fournis par des groupes tiers comme Essor centre-ville est également un enjeu.

Quels sont les véritables intérêts du maire sortant de s’opposer avec autant de force à Place des peuples ?

La construction de deux édifices de seulement trois étages n’aurait aucun effet d’entraînement sur l’économie de Gatineau et de son centre-ville, ni aucun effet d’attraction touristique. Comment la maire sortant peut-il décider que ses citoyens n’ont pas besoin de milliers d’emplois et de millions de retombés économiques et économies de taxes ?

Place des peuples, avec son musée dédié à l’histoire de Gatineau et son observatoire, serait le tremplin de notre mémoire collective, le trait d’union entre le patrimoine d’hier et celui de demain.

Dans cette optique, Gatineau serait mieux desservie par des conseillers indépendants, libres de toute ligne de parti, et prêts à se pencher objectivement sur les projets présentés au conseil.

L'auteur est Gilles Desjardins du Groupe Brigil.