Les membres de la Coopérative de la Haute Rive trouvent regrettable de ne pas avoir été consultés avant la publication des commentaires émis par les détracteurs de M. Gratton.

Regrettable que les membres de la Coopérative de la Haute Rive n’aient pas été consultés

OPINION / La présente se veut une réponse à la série d’articles de Mathieu Bélanger parus dans le Le Droit au sujet de Robert Gratton, membre administrateur de notre conseil d’administration et secrétaire du regroupement de coopératives Habitat Urbain de l’Outaouais.

Les membres de la Coopérative de la Haute Rive trouvent regrettable de ne pas avoir été consultés avant la publication des commentaires émis par les détracteurs de M. Gratton, concernant notamment le climat régnant à la dernière assemblée générale, les plaintes sur l’attribution des dons pour les sinistrés accueillis suite à la tornade de septembre 2018, ainsi que l’exclusion de membres de la coopérative.

D’abord, nous soulignons qu’Audrey Bureau, conseillère de la Ville de Gatineau qui prétend avoir été témoin d’un climat d’intimidation et d’une adoption précipitée de l’ordre du jour lors de la dernière assemblée générale annuelle de notre coopérative, a quitté les lieux peu de temps après l’ouverture de la rencontre. 

Elle n’a par conséquent pas pu être témoin des discussions cordiales ayant précédé la nomination et l’élection des membres du nouveau conseil d’administration ni du climat amical qui régnait à la fin de la rencontre. 

Nous précisons que nos membres connaissent bien le déroulent de ces rencontres et n’ont jamais hésité auparavant à faire valoir leurs opinions et doléances ou à demander, en conformité avec les règlements en place, à ce qu’un invité soit présent et prenne la parole. 

Nous sommes d’avis que la présence non annoncée de Mme Bureau a été déstabilisante pour l’assemblée.

Ensuite, nous nous voyons désolés que certains sinistrés de la tornade de septembre 2018 provenant de la Coopérative Reboul se soient sentis lésés par la façon dont les coopératives donatrices ont décidé d’allouer les fonds amassés. 

La décision d’offrir un répit aux sinistrés en leur créditant pour six mois (de janvier à juin 2019) la portion excédant le coût de leur ancien loyer à la Coopérative Reboul, a été votée par les six coopératives donatrices (et non par le c.a. de la coopérative de la Haute Rive ou M. Gratton, qui est ciblé par les articles), après que la Coopérative de la Haute Rive ait accepté d’absorber la différence de coût des loyers de septembre à décembre 2018.

Par ailleurs, tout administrateur comprend que le maintien d’un environnement respectueux, juste et sécuritaire au sein d’une coopérative peut exceptionnellement exiger l’exclusion de certains membres. 

Cette décision est pénible pour tous les administrateurs, qui participent de façon bénévole à la gestion de la coopérative. 

Le c.a. doit se conformer à des règlements qui ont été dictés par résolutions des membres et n’a recours à cette ultime étape que lorsque toutes les avenues alternatives pour résoudre les problèmes ont échoué. 

Nous nous expliquons mal la position agressive et précipitée que prend publiquement la Fédération intercoopérative en habitation de l’Outaouais (FIHAB) à ce sujet, afin de devenir la fédération représentative de notre coopérative, considérant que le choix d’un regroupement de coopératives doit être fait démocratiquement et que la FIHAB n’a pas approché les membres administrateurs ou actifs de notre coopérative.

Nous déplorons que l’opinion d’une poignée d’individus ait mené à une campagne d’attaques personnelles, que nous jugeons abusives, contre M. Gratton. 

Nous abondons dans le sens des commentaires de Luc Duval, président d’Habitat Urbain de l’Outaouais, publié dans le seul article positif du journaliste Mathieu Bélanger au sujet de la contribution bénévole de M. Gratton au sein des coopératives.

Cette lettre a été écrite par Jean-Philippe Scott, président de la Coopérative d’habitation de la Haute Rive d’Aylmer, au nom du conseil d’administration.

NDLR: La conseillère Audrey Bureau a indiqué, en entrevue avec Le Droit, qu’elle n’avait pas assisté à toute l’assemblée générale annuelle de la coopérative. Elle réitère cependant avoir été présente pendant un peu plus d’une heure.

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LA RÉPONSE DE NOTRE JOURNALISTE
Un travail beaucoup plus élaboré

M. Scott,

Il est faux d’affirmer, comme vous le faites, que mon travail dans ce dossier a été basé sur les plaintes d’une « poignée d’individus ». 

Évidemment, seulement quelques cas impliquant Robert Gratton ont été rendus publics, mais mon travail a été beaucoup plus élaboré. 

J’ai rencontré plusieurs autres personnes qui avaient, elles aussi, des griefs sérieux envers M. Gratton et son style de gestion. J’ai aussi pris soin d’interpeller de nombreux intervenants indépendants du milieu du logement, du secteur coopératif, ainsi que des élus afin de m’assurer d’avoir le portrait le plus précis possible. Par ailleurs, dès la première journée de publication, j’ai reçu plusieurs appels et courriels de gens souhaitant aussi faire connaître leur histoire publiquement. 

Toutes impliquaient M. Gratton. 

À mon avis, cela vient confirmer le bien-fondé de la décision prise par Le Droit de publier cette série d’articles. 

Je rappelle aussi que M. Gratton a eu l’occasion de répondre à toutes les critiques qui lui ont été adressées lors d’une entrevue de plus d’une heure et que ses réponses ont été publiées dans chacun des articles. Quant au cas des sinistrés de Reboul auquel vous faites allusion, votre c.a. a été consulté puisque M. Gratton en est le trésorier. Il était aussi un donateur important à la campagne de financement réalisée par Habitat urbain de l’Outaouais puisqu’il a versé 1200 $ sur un peu plus de 8000 $. 

Mon travail dans ce dossier précis m’a aussi amené à consulter des documents officiels écrits fournis entre autres par M. Gratton, ainsi que de la correspondance entre les deux coopératives impliquées. 

Mathieu Bélanger, journaliste